Le préfet de Région Thierry Devimeux a réuni les médias en préfecture pour des annonces importantes suite à la hausse des prix des carburants sur le marché national. La Guadeloupe n’y échappe pas avec une augmentation notable des prix de l’essence et du gazole en mai. Cependant, il y a des mesures qui sont prises en faveur des Guadeloupéens…
Il ne fallait pas se faire d’illusion. Quoique 90% des hydrocarbures traités par la SARA et distribués sous forme d’essence et de gazole ne proviennent pas du Moyen-Orient mais de la mer du Nord, le blocus du Détroit d’Ormuz impacte le marché international. La guerre au Moyen-Orient concerne donc aussi les automobilistes guadeloupéens.
Les explications du préfet de région Thierry Devimeux :
Si le litre d’essence est vendu à compter du 30 avril minuit 1,97 € (+1O centimes), celui du gazole sera à 2,11 € (+15 centimes). La bouteille de gaz sera vendue 20,15 €, sans évolution du prix.
Cependant, le gouvernement a décidé d’une part de soutenir l’économie, d’autre part de faire droit aux demandes de certaines catégories de métiers, voire aux Français (Guadeloupéens), à condition qu’ils soient « des travailleurs modestes. » Nous y reviendrons.
Ainsi, les transporteurs pourront recevoir une aide de 20 centimes par litre, aide forfaitaire limitée entre 50 et 500 euros en fonction du type de transport.
Les marins-pêcheurs percevront entre 30 et 35 centimes au litre, les agriculteurs 15 centimes au litre, mesure pour ces derniers à soumettre à Bruxelles puisqu’entrant dans le cadre de la PAC, le BTP percevra 20 cenimes au litre avec une limite de 1 000 euros par entreprise.
Le préfet a demandé au tribunal administratif si les prestataires étaient fondés à faire ajouter une clause dans les contrats avec les collectivités prenant en compte d’imprévisibilité des hausses des prix des carburants voire à renégocier ces contrats. Le tribunal a acquiéscé.
Enfin, une aide forfaitaire a été décidée pour les « travailleurs modestes », gros rouleurs. Ceux qui font des kilomètres pour aller et revenir du travail et ont peu de moyens financiers. Pour ceux-ci 20 centimes au litre leur seront remboursés sous condition :
- qu’ils aient un véhicule
- qu’ils soient des travailleurs modestes
- qu’ils fassent 15 kilomètres par jour du domicile au travail ou 8 000 kilomètres par an.
Les modalités seront, a dit le préfet, gérées par la DRFIP. « Il faudra, a-t-il ajouté, aller sur le compte Impôts pour soliciter cette aide. »

























