Vingt-cinq représentants des municipalités du département ont été reçus en préfecture jeudi 30 juillet. Objectif de ce rendez-vous : sensibiliser les équipes municipales à l’intérêt des Conseil pour les droits et les devoirs des familles (CDDF), outil de prévention particulièrement efficace pour lutter contre la délinquance des jeunes.
Pour souligner l’urgence d’agir et convaincre les responsables municipaux de mettre en place cet outil afin de faire face à la crise que traverse la jeunesse guadeloupéenne, c’est le préfet, Thierry Devimeux lui-même, accompagné du sous préfet Arnaud Duranton, chargé de la cohésion sociale, et son équipe, qui a tenu à accueillir les élus.
« Les maires sont les mieux placés pour détecter les situations de fragilité et adopter les réponses les mieux adaptées, a-t-il indiqué. Le CDDF est précisément conçu pour leur donner les moyens d’exercer pleinement ce rôle. »
Ce dispositif constitue en effet un cadre de dialogue, de coordination et d’action au service des familles. Il demeure pourtant insuffisamment mobilisé, faute le plus souvent de connaître les possibilités qu’il offre et ses modalités de mise en oeuvre.
Un bouclier de proximité
Or, le CDDF constitue un véritable bouclier de proximité. Le préfet a rappelé qu’à la suite des mouvements sociaux de 2021, l’Etat avait engagé un plan interministériel en faveur de la jeunesse guadeloupéenne, destiné à apporter une réponse structurelle aux difficultés rencontrées par les jeunes du territoire en matière d’emploi, d’éducation, et d’insertion sociale.
« Le CDDF constitue le relais communal de ce plan, a encore ajouté le préfet. Il permet de décliner à l’échelle de chaque commune une politique de prévention et d’accompagnement individualisée des jeunes et de leurs familles, en complément des actions engagées au niveau régional et départemental. »
Aujourd’hui encore, trop peu de communes (moins de 50 %) disposent d’un CDDF, alors que ce dispositif peut constituer un levier spécifique pour identifier les jeunes exposés à la violence et la grande criminalité.
Après cette présentation, un dialogue s’est instauré avec tous les élus présents qui devrait déboucher rapidement sur l’adhésion d’une majorité de communes à cette démarche constructive et bénéfique pour le plus grand nombre et à la mise en place d’une plus grande coordination en ce sens entre les collectivités municipales.























