Guadeloupe. L’INRAE a présenté le jeu Ecoc’ile aux acteurs du milieu associatif et de l’agriculture

L’INRAE a organisé une journée de formation au jeu Ecoc’ile sur son site de Petit-Bourg, ce jeudi 22 avril. Une session destinée à former des parties prenantes du monde associatif et de l’agriculture pour qu’elles présentent le jeu lors de leurs différentes activités.

Le jeu Ecoc’ile met l’accent sur la notion d’écocide qui reste trop méconnue à ce jour. Pourtant en Guadeloupe, nous connaissons tous les mécanismes de ce phénomène, notamment en raison de l’empoisonnement des terres au chlordécone des terres. L’écocide est une infraction aggravée qui porte atteinte à l’environnement en causant des effets durables.

Le jeu Ecoc’ile a d’ailleurs été créé pour sensibiliser sur le mécanisme de l’écocide « afin que cela ne se reproduise plus jamais », précise Jean-Luc Bourdine ingénieur de recherche au sein du centre INRAE Antilles-Guyane. « Il s’agit d’un jeu de rôles qui s’inscrit parfaitement dans la volonté de sensibilisation que nous avons vis-à-vis de l’écocide, mais également de politique environnementale afin que chacun comprenne comment cela fonctionne ».

L’INRAE a débuté ses journées de formation en direction d’un public professionnel, mais également ouvertes à tous ceux qui aimeraient apprendre de manière ludique sur ces questions.

Apprendre en s’amusant

Jeudi 22 avril, un groupe d’une dizaine de professionnels était réuni avec parmi eux, Michelle, retraitée et membre d’une association qui s’engage autour du jardin pédagogique. « Je suis assez sensible à tous ces sujets parce que cela fait longtemps que je milite pour la protection de l’environnement, explique-t-elle. J’ai accepté de participer parce que nous recevons des collèges et des CLSH, et nous voulons partager cette expérience avec eux. »

Dans le jeu, chaque participant est en charge d’îles issues d’un même archipel. « Ils doivent produire pour nourrir la population, mais également protéger la biodiversité de leurs îles, cela les emmène à collaborer afin d’éviter l’écocide », précise Jean-Luc Bourdine.

Chaque session de 4 heures a pour objectif de permettre à chaque participant de transmettre et présenter le jeu par la suite. D’autres sessions de formation seront organisées par l’INRAE au cours de l’année.

Tafari Tirolien 

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