Guadeloupe. Thierry Devimeux à cœur ouvert devant les usagers de l’eau

Le préfet de région Thierry Devimeux a décidé de réunir les représentants des usagers de l’eau. Ceux-ci sont venus, remontés par le fait qu’ils ont le sentiment que pas grand-chose avance depuis que le SMGEAG est en charge de la production et de la distribution de l’eau… et aussi de l’assainissement des eaux usées. Ils sont repartis édifiés mais tout autant remontés.

A gauche : Le préfet était accompagné de Théo Gal, sous-préfet en charge des problèmes d’eau, d’assainissement, des sargasses, des déchets, etc. A droite : Les représentants des usagers de l’eau ont écouté le préfet et donné leur (res)sentiment.

Depuis sa prise de fonction, le préfet de région Thierry Devimeux a pris le dossier de l’eau et de l’assainissement à bras le corps. Il est accompagné, beaucoup par le Conseil départemental, moyennement par la Région, encore moins par les EPCI et pas du tout par les communes.

Les élus semblent rétifs à mettre les mains dans le cambouis à quelques exceptions près. Pourtant, certains d’entre eux siégeaient au SIAEAG (qui a précédé le SMGEAG) quand la Générale des Eaux, Véolia, etc. y faisaient la pluie et le beau temps avant de décamper en laissant les choses en plan. C’est peut-être ce qui explique leur mutisme. Sauf quand il s’agit, en donnant des coups de menton, de critiquer l’Etat… qui est le premier bailleur de fonds pour ce réseau d’eau. Quel culot ! Certains ont parlé d’indécence…

Aujourd’hui, pour la deuxième fois, le préfet a réuni les représentants des usagers de l’eau. Parmi ceux-ci, il y avait des têtes connues pour leur engagement : Daniel Marianne, secrétaire de conseil de surveillance du SMGEAG, Thierry Le Lay, porte-parole du collectif L’eau c’est la vie — un millier de plaintes déposées —, Camille César-Auguste, président de l’Association de défense des consommateurs et usagers, consommation logement et cadre de vie (CLCV), et bien d’autres, moins médiatiques mais pas moins actifs.

Que leur a dit le préfet ? Que l’Etat n’est pas compétent… mais que l’Etat ne peut pas rester passif devant un tel scandale. Il a dit aussi qu’il incite les collectivités, les associations, les usagers à se mettre ensemble pour avancer sur le dossier.

Le discours est connu, dit et redit mais il faut le tenir… La question de l’inertie des élus a été mise sur le tapis par certains intervenants. Le préfet ne répond pas, il ne fait pas de politique.

M. Devimeux a loué l’idée du président du Conseil départemental, Guy Losbar, d’un Congrès des élus dédié à la crise de l’eau et de l’assainissement. Il y voit la volonté dont il n’a jamais douté de faire avancer le dossier. Il se rendra à cette invitation puisque le président Losbar a dit qu’il l’inviterait.

Thierry Devimeux :

Au sortir de la réunion, Daniel Marianne est sceptique. Le combat de l’eau il le mène depuis son retour en Guadeloupe.

Daniel Marianne :

Venise Pierrot est usager de l’eau. Elle est venue pour écouter ce qui se dit. Pagès petit-Pérou, où elle demeure, les coupures d’eau sont incessantes. La dame est visible excédée par une situation qu’elle ne voit pas s’améliorer.

D’ailleurs, le préfet l’a dit : « Il faudra des décennies pour avoir un réseau d’eau fiable. Et puis, il y a aussi un autre dossier, celui de l’assainissement, pas moins urgent… »

Venise Pierrot :

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