Guadeloupe. Une stèle pour la mémoire et les réparations inaugurée à Pointe-à-Pitre

Plusieurs organisations et associations étaient réunies autour d’un projet pour la mémoire et la nécessité d’obtenir des réparations suite au « crime le plus grave de l’histoire de l’humanité », la mise en esclavage des peuples noirs.

La stèle transparente, érigée le 16 juillet, à Pointe-à-Pitre, dans le quartier de Bergevin, met en scène un groupe de personnes montant dans un bateau négrier. Cette illustration de la déportation des Africains vers les Caraïbes représente l’histoire « qu’il ne faut pas oublier, mais surtout le crime le plus grave contre l’humanité », comme le rappelle la résolution de l’ONU du 25 mars 2026.

Suite à cette résolution qui reconnaît ce crime « comme étant le plus grave de l’histoire de l’humanité », l’idée d’ériger une stèle est venue, portée par une dizaine d’organisations et associations de Guadeloupe. Le nom, Mémoire et réparations explique la volonté derrière sa création, celle de maintenir le devoir de mémoire vivant et d’honorer les victimes de ce crime qui se sont battues pour leur liberté, mais également l’importance des réparations.

L’œuvre de plusieurs artisans guadeloupéens

La résolution de l’ONU tranche clairement la question des réparations, en affirmant que « le droit aux réparations des crimes est inaliénable. » Depuis de nombreuses années, plusieurs organisations mènent une lutte juridique pour que des réparations soient accordées aux populations victimes de l’esclavage.

La stèle Mémoire et réparations s’inscrit dans cette continuité, afin que le combat pour les réparations continue à exister. Le projet a été proposé à la mairie de Pointe-à-Pitre, qui l’a adopté à l’unanimité. Par la suite, la stèle a été réalisée en moins d’un mois grâce à une collaboration entre plusieurs artisans guadeloupéens. Depuis le 16 juillet, le quartier de Bergevin, proche de la mer, accueille le monument.

La mise en place de cette stèle vient confirmer la volonté, aujourd’hui plus que jamais, d’obtenir réparation pour le crime de l’esclavage. Une action menée par plusieurs organisations, notamment le MIR (mouvement international pour les réparations) ou encore, le CIPN (comité international des peuples noirs). La cérémonie de dévoilement de la stèle Mémoire et réparations a d’ailleurs rassemblé de nombreux avocats plaidant cette cause dans différents tribunaux ces dernières années.

Tafari Tirolien

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