Guadeloupe. Usine de Grande-Anse à l’arrêt : les producteurs de cannes sont, une fois de plus, à la peine

La nuit du 14 au 15 juin, un incendie dans une armoire électrique, qui s’est répandu alentours, a détruit le système électrique de l’usine de Grande Anse de Marie-Galante, propriété de la SRMG (Sucreries et Rhumeries de Marie-Galante). Depuis, le broyage des cannes de l’île est à l’arrêt. Que faire des cannes coupées et à couper ?

L’usine de production de sucre et la rhumerie de Grande Anse, à Marie-Galante, c’est au total 8 millions d’euros injectés dans l’économie locale. Ce n’est pas négligeable sur une île où les activités économiques sont rares. La campagne avait démarré en temps et heure, la qualité de la canne et du broyage permettaient un rendement à 9,5% de richesse.

Depuis l’incendie et la panne électrique, l’usine est à l’arrêt — elle devait achever sa campagne de broyage en fin de semaine — et les centaines de producteurs de cannes qui pourvoyaient à faire fonctionner l’usine et produire du sucre sont à la peine. Sur un tas de cannes estimé à 50 000 tonnes, 30 000 tonnes ont été broyées et, d’ici la fin théorique de la campagne, il restait enre 2 000, selon l’usinier, et 10 000 tonnes, selon les producteurs de cannes, à traiter.

L’usine ne redémarrera pas. C’est une certitude aujourd’hui. Les armoires électriques ont pris feu, feu rapidement éteint, mais qui a détruit tout le système électrique. Les cannes devront donc, pour éviter une perte sèche de revenus pour les producteurs de cannes, se tourner vers d’autres clients, les distilleries.

Mais, celles-ci seront-elles en mesure d’acheter et de broyer autant de cannes ? La question reste posée et devra, sûrement, imposer des discussions entre producteurs de cannes, distillateurs, l’usine de Grande-Anse aussi. Et les autorités car l’on s’avance, si rien n’est mis en place, vers un nouveau problème social dans une île où ils ne sont pas rares.

Que dit l’usine ? Qu’il convient de ne pas baisser les bras, de faire les labours, de préparer les terrains, s’assurer de pépinières pour les jeunes plants, de replanter…

Pour ce qui est des problèmes techniques récurrents à l’usine, qui font qu’aucune campagne ne se passe bien, sans que les producteurs de cannes n’y laissent des plumes, c’est silence…

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