Devant les membres du Conseil de sécurité des Nations unies jeudi 23 avril, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a fait un plaidoyer pour un soutien international plus concret et plus rapide face à la crise sécuritaire qui paralyse Haïti.
Accompagné d’une délégation composée de la ministre des Affaires étrangères Raina Forbin, de la ministre de la Planification Sandra Paulemon, du conseiller spécial Me Guerly Leriche et du Représentant permanent d’Haïti à l’ONU Ericq Pierre, le chef du gouvernement a pris la parole dans un contexte où la situation sécuritaire sur le terrain reste toujours tendue avec des affrontements entre gangs rivaux dans la plaine du Cul-de-sac et des attaques armées contre la population civile dans certaines zones des départements de l’Ouest et de l’Artibonite.
« Alix Didier Fils-Aimé a lancé un appel ferme à la communauté internationale en faveur d’un soutien rapide, concret et renforcé à la lutte contre l’insécurité », a rapporté la Primature dans un communiqué.
Le chef du gouvernement a réaffirmé que le rétablissement de l’autorité de l’État constitue la priorité absolue de son gouvernement, avant toute autre réforme ou processus politique. « Sans sécurité, il ne peut y avoir ni démocratie ni développement », a déclaré le Premier ministre.
Alix Didier Fils-Aimé a par ailleurs mis en avant les premiers résultats obtenus par les forces nationales opérant aux côtés de la Force de Répression des Gangs (FRG), tout en soulignant que ces acquis demeurent fragiles tant que le déploiement de cette force ne sera pas complet et doté de ressources suffisantes. « Le chef du gouvernement a insisté sur l’urgence d’un déploiement complet de cette force, accompagné de moyens à la hauteur des enjeux », souligne le communiqué.
D’un ton ferme, le Premier ministre a mis en avant le décalage, perçoit-il, entre les déclarations de soutien de l’international et les actions effectives. « Haïti n’a pas besoin de promesses, mais d’actions », a-t-il déclaré, appelant les partenaires internationaux à honorer leurs engagements.
Le peuple haïtien, qui souffre depuis trop longtemps, n’a pas besoin d’une MMAS 2.0, a soutenu le Premier ministre dans une interview exclusive accordée au Nouvelliste autour de sa mission aux États-Unis, mardi 21 avril.
Le chef de l’exécutif haïtien a également insisté sur la volonté de l’État haïtien de renforcer ses propres capacités de défense dans le respect des droits humains et de l’État de droit.
Au-delà de l’urgence sécuritaire, Alix Didier Fils-Aimé a rappelé l’objectif politique de son mandat. « Le gouvernement reste pleinement mobilisé pour rétablir la sécurité, organiser des élections crédibles et engager le pays sur la voie de la stabilité », conclut le communiqué.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est en mission officielle aux Etats Unis depuis le dimanche 19 avril 2026, a multiplié les rencontres de haut niveau à Washington et à New York. Entre le mardi 20 et le mercredi 21 avril, le chef du gouvernement a eu plus de 15 rencontres des officiers américains et dirigeants d’agences multilatérales qui interviennent en Haïti.
Au cœur de chaque rencontre, la question sécuritaire s’est imposée comme le préalable incontournable à toute avancée politique ou économique.
Source : Le Nouvelliste

























