Une quinzaine de cas suspects, une vingtaine d’animaux décédés et 2 décès humains ont été enregistrés à Baliverne, 5e section communale de Dame-Marie, dans le département de la Grand-Anse.
La première alerte sur des cas suspects de maladie du charbon (anthrax) a été reçue le 26 août 2026, selon un communiqué dans lequel le département sanitaire de la Grand’Anse revient sur les mesures prises par les autorités.
« Rapidement, l’équipe d’épidémiologie de la direction sanitaire de la Grand’Anse (DSGA) s’est rendue sur le terrain afin de mener une investigation, d’apporter la réponse nécessaire et renforcer la surveillance épidémiologique dans cette localité », peut-on lire dans ce communiqué.
« Rapidement, l’équipe d’épidémiologie de la direction sanitaire de la Grand’Anse (DSGA) s’est rendue sur le terrain afin de mener une investigation, d’apporter la réponse nécessaire et renforcer la surveillance épidémiologique dans cette localité », peut-on lire dans ce communiqué.
« À son arrivée sur les lieux, l’équipe a réalisé les activités suivantes : rencontre avec la communauté ; sensibilisation de la population sur les mesures de prévention de la maladie du charbon ; identification et enregistrement des cas suspects ; prise en charge des personnes identifiées ; visites domiciliaires dans les localités de « Brezèl et Briyo. » Un comité local, composé de leaders et de notables de la zone, a également été mis en place afin de contribuer à la surveillance et de veiller à l’application des mesures de protection », poursuit le communiqué.
Dans une entrevue accordée au quotidien Le Nouvelliste, le Dr Boutroce Gally Pierre affirme avoir renforcé la prise en charge des cas suspects et encourage la population à se rendre au centre hospitalier le plus proche en cas de signes ou symptômes évocateurs de la maladie du charbon.
« Selon nos premières informations, les 2 personnes décédées ne s’étaient pas rendues dans un établissement de santé. C’est pourquoi nous avons renforcé les activités de formation et de sensibilisation à travers tout le département », informe le directeur sanitaire départemental qui souligne que, dès le début de l’alerte, une collaboration étroite a été établie avec le ministère de l’Agriculture afin d’assurer une prise en charge globale, à la fois des animaux, notamment des bovins, et des personnes affectées.
Le ministère de la Santé publique et de la Population invite la population à se rendre immédiatement dans un établissement de santé face à aux symptômes suivants : fièvre, vomissements, perte d’appétit, diarrhée, frissons, perte de connaissance, difficultés à respirer, apparition de boutons ou de lésions avec un centre noir.
En guise de recommandations, le ministère de la santé et de la population demande à la population de rester vigilante et de respecter les consignes suivantes afin de se protéger et de protéger sa famille :
1- Ne touchez pas, ne dépecez pas et ne consommez jamais la viande d’un animal mort.
2- Ne vendez pas et n’achetez pas la viande provenant d’un animal mort.
3- Enfouissez les animaux morts profondément dans le sol (au moins 2 mètres de profondeur) et désinfectez la dépouille avant de la recouvrir de terre afin de limiter la propagation du germe.
4- Lavez-vous soigneusement les mains à l’eau et au savon après avoir manipulé des animaux ou travaillé dans la terre.
5- Rendez-vous immédiatement au centre de santé le plus proche si vous constatez l’apparition d’une petite lésion ou d’un bouton noir sur la peau, ou si vous présentez de la fièvre et des douleurs après avoir été en contact avec un animal mort ou sa viande.
Source : Le Nouvelliste
Lien : https://lenouvelliste.com/article/271699/la-maladie-du-charbon-tue-dans-la-grand-anse#google_vignette


























