Le Premier ministre ne rate jamais une occasion de dire qu’il y aura, coûte que coûte, des élections dans le pays.
Cependant, Alix Didier Fils-Aimé et son gouvernement tardent à publier le projet de décret électoral qui permettra d’avoir une prévision de date sur la réalisation de ces compétitions élections. Le secrétaire d’État à la Communication questionné par Le Nouvelliste sur ce retard informe que le chef de la Primature entreprend actuellement des consultations sur le document.
Depuis le 24 avril dernier, le Conseil électoral provisoire a soumis au gouvernement un projet de décret électoral qui prend en compte les dispositions du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections sur des changements dans la Constitution. Environ un mois après, l’exécutif tarde à se prononcer sur le document. « Le projet de décret électoral est actuellement à l’étude », a informé le secrétaire d’État à la Communication.
Joint par téléphone le mardi 19 mai par Le Nouvelliste, Jean Willio Patrick Chrispin a rapporté au journal que le Premier ministre fait des consultations sur le document.
« Le Premier ministre a rencontré des membres du secteur politique, du secteur privé et des organisations de la société civile pour discuter sur le projet de décret électoral afin d’avoir un décret inclusif avec la participation de tout le monde », a expliqué le secrétaire d’État à la Communication, soulignant que les rencontres se poursuivent sur le document.
M. Chrispin qui n’était pas en mesure de dire au journal si le gouvernement entendait modifier le projet de décret électoral à la fin de ces consultations a toutefois précisé que le Premier ministre est d’accord avec l’article 139 du document qui fait obligation aux structures politiques de soumettre au CEP 30 000 adhérents avant de pouvoir présenter des candidatures aux prochaines élections…
Sans donner de date, le secrétaire d’État à la Communication indique au journal que le projet de décret électoral sera bientôt publié dans Le Moniteur. « Le gouvernement est en mode électoral, maintenant il faut donner au CEP les moyens nécessaires pour faire son travail et le décret électoral fait partie de ces moyens », a-t-il dit.
Des sources contactées au CEP soulignent au journal que l’institution électorale ne peut qu’attendre la décision du gouvernement sur le projet de décret électoral. Toutefois, elles soulignent que ce retard dans la publication du document aura des répercussions sur le calendrier électoral.
Sans la publication du projet de décret électoral, le CEP ne peut pas fixer officiellement une date pour la tenue du scrutin dans le pays.
Lors d’une entrevue accordée au journal Le Nouvelliste la semaine dernière, le Premier ministre avait exprimé son souhait de voir le premier tour des élections organisé avant la fin de l’année. Toutefois, dans ses prises de position ces derniers jours, Alix Didier Fils-Aimé martèle que les élections auront lieu coûte que coûte dans le pays sans donner de date.
Un conseiller électoral avait déjà indiqué au journal que « cela est techniquement possible pour le CEP d’organiser ces élections dès le mois de novembre prochain, à condition toutefois que la sécurité soit rétablie et que les fonds nécessaires soient disponibles… »
En attendant le rétablissement de la sécurité dans le pays, l’exécutif tarde à valider le projet de décret et le budget électoral que lui a envoyé le Conseil électoral.
Source : Le Nouvelliste
Lien : https://lenouvelliste.com/article/267430/pourquoi-le-gouvernement-tarde-a-publier-le-projet-de-decret-electoral#google_vignette

























