Martinique. Entreprises en difficulté : une Charte de confiance pour agir “dès l’apparition des premières fragilités”

Pour renforcer l’anticipation, l’accompagnement et la prévention des difficultés des entreprises, l’IEDOM décline en Martinique la Charte de confiance.

Les représentants régionaux d’une vingtaine d’organismes signataires de la Charte de confiance étaient réunis à l’initiative de la préfecture de Martinique et de l’IEDOM pour décliner, au niveau territorial, les engagements pris à l’échelon national.

L’objectif affiché par Aurélien Adam, Secrétaire général de la préfecture de Martinique, et Patrick Croissandeau, directeur de l’IEDOM Martinique est de “renforcer la détection précoce, l’accompagnement et la prévention des difficultés des entreprises en améliorant la coordination entre les dispositifs existants.”

Patrick Croissandeau, directeur de l’IEDOM Martinique, et Aurélien Adam, Secrétaire général de la préfecture de Martinique.

Une dynamique nationale déployée sur le territoire

Cette rencontre régionale, mise en place le 25 juin, en Martinique, s’inscrit dans le prolongement de la réunion nationale du 10 février, organisée par Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, en présence de François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. À cette occasion, les signataires de la Charte de confiance, élaborée sous l’égide d’Hassiba Kaabêche, médiatrice nationale du crédit aux entreprises, en lien avec le médiateur des entreprises Pierre Pelouzet, avaient réaffirmé leur engagement commun.

La Charte rassemble un large ensemble d’acteurs publics, privés et associatifs autour d’un objectif partagé : “aller au-devant des entrepreneurs dès l’apparition des premières fragilités, plutôt que d’intervenir une fois les difficultés installées.”

Quels engagements ?

Cette approche repose sur un constat partagé par l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial : les dispositifs de soutien existent, mais sont encore trop souvent mobilisés trop tard, notamment par les Très Petites Entreprises.

Les signataires de la Charte s’engagent à agir sur deux leviers complémentaires :

  • Sensibiliser les entreprises, dès leur création, à l’importance de l’anticipation, de l’accompagnement et de la prévention, ainsi qu’aux formations existantes et à la nécessité de disposer d’outils de pilotage (tel qu’un prévisionnel de trésorerie), en s’appuyant notamment sur la « boîte à outils du dirigeant ».
  • Engager une démarche proactive lorsque des signaux précurseurs de fragilité sont identifiés, afin de partager les constats, proposer des premières actions et orienter rapidement les dirigeants vers les dispositifs les plus adaptés.

Une mobilisation collective au service des entreprises

Cette démarche fait suite aux recommandations du rapport conjoint du Médiateur national du crédit et du Médiateur des entreprises remis au gouvernement en avril 2025 par le Médiateur national du crédit et le Médiateur des entreprises, appelant à renforcer les dispositifs de détection précoce et de soutien aux entreprises en difficulté.

En fédérant l’ensemble des acteurs de la prévention autour d’un engagement commun, la Charte de confiance marque une étape importante pour renforcer durablement le soutien au tissu économique du territoire.

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