Hausse des prix des hydrocarbures mesurée le 1er avril malgré le conflit au Moyen-Orient

Le contexte de guerre au Moyen-Orient, avec le bombardement de champs pétrolifères et le blocage du détroit d’Ormuz, par où passe 80% de la production mondiale, a un impact sur le prix des hydrocarbures. Les préfets de Guadeloupe, Guyane, Martinique, comme tous ceux des Outre-mer ont reçu un canevas à diffuser pour prévenir la population, tandis que les professionnels de l’importation-stockage-distribution étaient réunis en préfecture. Il s’agit de prévenir sans affoler les populations.

Si la Guadeloupe a été provisoirement préservée de ces hausses par le système de fixation administrée des prix tout au long du mois de mars, a rappelé le préfet thierry Devimeux, cette situation se traduira mécaniquement en avril par une hausse de prix directement liée à l’évolution des cours internationaux des produits pétroliers et de la parité euro/dollar également défavorable.

Malgré ce contexte économique défavorable, la sécurité énergétique de la Guadeloupe est pleinement assurée. En effet, la raffinerie de la SARA et ses contrats d’approvisionnement permettent de répondre aux besoins du territoire.

« Concernant les carburants, les cotations internationales du brut WTI, du sans-plomb et du gazole raffinés sont en nette hausse, respectivement de 38%, 40 % et 59% au cours des quinze premiers jours de mars par rapport aux quinze premiers jours de février. Cette évolution entraînera mécaniquement une augmentation des prix à la pompe.
Cette hausse restera contenue pour le super sans plomb, plus forte en revanche sur le gazole. Les prix demeureront néanmoins inférieurs à ceux constatés actuellement dans l’hexagone.
Concernant le gaz, les cotations ont été moins impactées par le contexte international. Seule la dépréciation de l’euro face au dollar entraînera une augmentation modérée du prix de la bouteille de gaz »,
ont dit les préfets.

Thierry Devimeux, préfet de Guadeloupe, a échangé avec l’ensemble des partenaires du monde économique. Il a affirmé que la hausse sera du même niveau que lors du déclenchement de la guerre en Ukraine. Pétroliers, grossistes et distributeurs ont affirmé qu’ils étaient en capacité de fournir du carburant en quantité. Il n’y aura pas de pénurie.

De plus, contrairement à l’Hexagone, l’État ne prélève pas en Guadeloupe de taxes sur les carburants, ce qui contribue directement à limiter le niveau des prix pour les usagers guadeloupéens.

Les approvisionnements sont assurés de manière continue et sécurisée grâce à un contrat annuel de fourniture en carburant passé par la SARA avant le déclenchement de la crise et garantissant
l’approvisionnement au cours du marché.

Les flux logistiques permettent donc de répondre aux besoins courants du territoire.

Dans ce contexte, le préfet appelle à la responsabilité collective de la population pour éviter les phénomènes de sur-stockage, susceptibles à eux seuls de désorganiser les circuits d’approvisionnement et de générer des tensions artificielles dans la distribution.

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