Tous les bureaux de la Direction de l’Immigration et de l’émigration (DIE) sont à l’arrêt sur toute l’étendue du territoire.
Tous les bureaux de la Direction de l’Immigration et de l’émigration (DIE) sont à l’arrêt sur toute l’étendue du territoire. Le Nouvelliste a pu effectuer des visites particulièrement dans les bureaux de Lalue, Musseau, Delmas 31, Pétion-Ville, les Cayes, Aquin, entre autres. Le journal a également confirmé que le bureau logé à l’ambassade d’Haiti à Washington est également à l’arrêt.
Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales n’a pas encore communiqué sur cette fermeture survenue dans le contexte de l’interpellation du directeur de ce service Jean Antoine Simon Fénélon et de neuf autres cadres. Cependant, une source a expliqué au journal que cet arrêt était dû au fait que les serveurs, au niveau central, sont fermés puisque la production est stoppée.
« C’est comme si les serveurs ne recevaient pas de signal, ils sont hors service, le temps d’une remise en main. Le système a besoin d’une intervention humaine et de monitoring pour fonctionner », a expliqué cette source.
Selon ce contact requérant l’anonymat, une réunion est prévue au ministère de l’Intérieur pour adresser la question dès ce jeudi 26 mars. « On va envisager ce qui peut être fait pour que les contribuables ne soient pas pénalisés », a assuré cette source au Nouvelliste.
Pour rappel, le directeur de la Direction de l’immigration et de l’émigration (DIE), Antoine Jean Simon Fénélon, et neuf autres cadres de l’institution, ont été interpellés ce lundi 23 mars lors d’une opération menée par des agents de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Jean Fritz Patterson Dorval, qui a confirmé l’information au Nouvelliste, a précisé que les personnes arrêtées étaient auditionnées par les enquêteurs de la DCPJ. Il a indiqué avoir donné délégation aux policiers afin de recueillir des informations essentielles, avant la transmission du rapport d’enquête au parquet.
Selon Me Dorval, une enquête était en cours afin de déterminer le niveau d’implication des personnes interpellées dans un réseau présumé d’émission de « vrais-faux » passeports.
D’après une source du journal, les investigations portent notamment sur la délivrance de passeports haïtiens à des ressortissants étrangers. Le ministère de l’Intérieur aurait joué un rôle clé dans le déclenchement de cette affaire, en alertant les autorités judiciaires et en mettant en place une opération d’infiltration destinée à piéger les présumés fraudeurs.
Dans le cadre de ce stratagème, une personne aurait été mandatée et financée pour effectuer une demande de passeport en ne fournissant que sa photo. La démarche, volontairement irrégulière, visait à tester le système et à confondre les individus impliqués.
Les premières vérifications révèlent que les numéros d’identification fiscale (NIF) associés à certains de ces passeports ne correspondent pas aux véritables demandeurs, renforçant ainsi les soupçons de fraude.
Source : Le Nouvelliste
Lien : https://lenouvelliste.com/article/265640/les-bureaux-de-limmigration-a-larret-en-haiti-et-a-letranger

























