Le 19 avril, un certain Damien Maillard a publié un billet sur la plateforme digitale Mediapart. Il convient d’emblée de préciser qu’il s’agit d’un blog personnel, dont la rédaction de Mediapart n’est pas à l’origine et qui n’engage donc que son auteur.
Au-delà de cette précision, le président du Congrès des élus déplore les procédés employés dans cette publication, qui participent à entretenir la confusion plutôt qu’à éclairer le débat public.
En effet, depuis plusieurs mois, certains choisissent d’agiter les peurs, de caricaturer les enjeux et de déformer la réalité. Cette stratégie, fondée sur l’exagération et les contre-vérités, nuit gravement à la qualité du débat démocratique.
Ce type de discours ne relève pas d’une opposition argumentée : il tente d’installer un climat d’inquiétude artificielle, au détriment d’un échange serein et informé.
J’affirme que faire peur n’a jamais permis d’éclairer un choix collectif. Au contraire, cela détourne les citoyens des enjeux réels.
La réalité du processus engagé est pourtant claire : les travaux relatifs aux évolutions institutionnelles et statutaires de la Guadeloupe s’inscrivent dans une démarche transparente, progressive et profondément démocratique. Rien n’est improvisé, rien n’est dissimulé.
Le travail mené repose sur des consultations larges des citoyens et des représentants de la société civile, des analyses approfondies menées par les meilleurs experts et universitaires guadeloupéens et une volonté constante d’associer l’ensemble des forces vives du territoire.
Les réunions hebdomadaires mentionnées sont organisées à l’initiative de la ministre des Outre-mer, dans le prolongement direct des travaux du Congrès. Elles réunissent la Région, le Département, l’ensemble des parlementaires, l’Association des maires ainsi que le CESER. Les sénateurs Lurel, Théophile et Nadille y ont notamment pris part, de même que les députés Mathiasin et Baptiste. Le président de l’Association des maires, Jocelyn Sapotille, y est également convié de manière régulière, bien qu’il n’y ait pas participé à ce jour.
La participation citoyenne est au cœur de la méthode pilotée par la commission ad hoc depuis 2022 :
- Plus de 1 000 contributions citoyennes recueillies via la plateforme kanoukafe.com
- Plus de 15 forums citoyens et webinaires thématiques organisés sur l’ensemble du territoire
- Plus de 125 auditions d’acteurs (partis politiques, syndicats, experts, socio-professionnels)
Ces éléments traduisent une réalité incontestable : celle d’un travail collectif, ouvert et exigeant, que certains préfèrent ignorer.
La concertation se poursuit activement. Après avoir reçu les organisations patronales en février, une séance de travail consacrée à la souveraineté alimentaire sera organisée au début du mois de mai.
D’autres réunions rassembleront les acteurs locaux dans les prochaines semaines.
La commission continuera d’être à l’écoute de la population et de porter ce projet sur le terrain, dans un esprit de responsabilité et de transparence et au final c’est le peuple guadeloupéen, consulté par référendum, qui décidera de l’avenir de la Guadeloupe.
Le débat démocratique mérite mieux que des approximations, des raccourcis et des postures alarmistes. Il exige rigueur, honnêteté et sens des responsabilités.
J’invite chacune et chacun à continuer de s’informer, de contribuer et de participer à ce débat sur la base de faits, en consultant notamment la plateforme dédiée : kanoukafe.com.
























