La Force de répression des gangs compte 700 membres déjà déployés sur le terrain en Haïti.
Il faut que les promesses de déployer 5500 membres de cette force soient tenues. Le peuple Haitien, qui souffre depuis trop longtemps, n’a pas besoin d’une MMAS 2.0, a confié le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dans une interview exclusive accordée au Nouvelliste autour de sa mission aux États-Unis, mardi 21 avril 2026.
« Aujourd’hui, la force de répression des gangs dispose de 700 personnes sur le terrain, en Haïti. Ce sont des Tchadiens. Selon nos informations et les discussions que nous avons eues, d’ici début mai, au plus tard, les Tchadiens doivent commencer leurs opérations », a poursuivi le Premier ministre Fils-Aimé.
Sans langue de bois, le chef du gouvernement a affirmé avoir rappelé aux partenaires internationaux la nécessité de tenir leurs promesses. « Dans mes réunions, j’ai dit que je ne veux pas d’une MMAS 2.0 », a déclaré Fils-Aimé, soulignant que la MMAS n’avait atteint que 1 100 membres sur les 2 500 prévus initialement. « Je suis venu ici pour m’assurer que les promesses faites soient maintenues. Je viens dire que le peuple haïtien souffre depuis longtemps », a ajouté le Premier ministre, qui s’attend à ce que les 5 500 membres promis soient déployés en Haïti.
Interrogé sur la poursuite des exactions et massacres perpétrés par les gangs dans plusieurs zones du territoire et l’impatience de la population, le chef du gouvernement dit comprendre l’impatience de la population. « Je comprends leur impatience. Je suis impatient moi aussi. La sécurité est ma priorité. Il y a beaucoup de contraintes. Je ne me laisse pas décourager ni désorienter par ces contraintes. Je suis aux États-Unis pour discuter de sécurité. Je comprends la douleur de chaque personne », a déclaré Alix Didier Fils-Aimé.
Des membres de la FRG doivent être déployés à l’aéroport international Toussaint-Louverture. Avec la sécurisation du site et de son périmètre, le Premier ministre table sur une levée prochaine de l’interdiction de vols imposée par la FAA.
Source : Le Nouvelliste


























