Guadeloupe. Le préfet annonce le plan sargasses 3 

Le préfet de la Guadeloupe a organisé une concertation locale pour le plan sargasses jeudi 30 avril à la salle Laura Flessel de Petit-Bourg. Reçu par David Nébor, le maire, il était accompagné de ses sous-préfets, de zone, Jean-François Moniotte, et de compétence déléguée, Théo Gal.

Cette concertation était ouverte au public, qui a pu poser des questions aux différents membres du panel venus présenter le nouveau plan sargasses pour la Guadeloupe. Ce plan se démarque par la volonté de passer à une phase de gestion des sargasses et d’arrêter de lutter contre le phénomène. 

Cette première séance organisée pour toute la Basse-Terre dans la ville de Petit-Bourg sera suivie d’une séance pour la Grande-Terre.

La séance a débuté par une présentation de ce nouveau plan sargasses, qui a été précédée d’une présentation du plan sargasses 2. Le Plan sargasses 2 a cessé en fin d’année 2025. Il avait 5 axes, prévention et prévision, Collecte, barrage stockage, Gouvernance, Coopération régionale, Recherche et valorisation. Plus de 20M d’euros ont été engagés par l’Etat pour le plan.

Thierry Devimeux :

Pour le plan sargasses 3, l’Etat a décidé de renforcer le volet gouvernance. « Cela signifie être plus nombreux à gérer cela, pour être plus efficaces et de renforcer nos moyens financiers si le phénomène venait à s’accroître », précise Thierry Devimeux, préfet de la Guadeloupe. Le second volet est celui du ramassage et du stockage des sargasses. Dans ce volet, l’Etat souhaite accroître ses capacités, en espérant notamment que la gouvernance placée dans un syndicat mixte pour gérer toutes les communes de Guadeloupe sera bénéfique.

Il compte accroître les capacités du syndicat de la mise en valeur des plages au lieu de créer un nouveau syndicat. Vient ensuite le volet de la recherche afin de comprendre le fonctionnement des sargasses et comment ralentir leur développement. Le dernier volet est une autre recherche des effets des sargasses sur la santé humaine. « En faisant ce rendez-vous nous nous sommes rendus compte qu’il faudra un nouveau volet communication afin d’informer en temps réel la population. »

« On n’a pas trouvé la solution miracle », reconnaît Thierry Devimeux 

Dans son intervention, le préfet a précisé que l’Etat et les autres parties prenantes étaient encore en train de « tâtonner » afin de trouver une solution qui fonctionne pour les sargasses. Les barrages et le stockage qui sont utilisés actuellement ne marchent pas, ce que le préfet a reconnu clairement.

Ces solutions ne plaisent pas également à la population qui se plaint du manque d’efficacité des mesures prises mais également de ce discours basé sur l’expérimentation et l’hypothétique depuis plus de 15 ans.

« Depuis 2011, on dit à notre association qu’il y a des recherches, nous voulons du concret ! Nous avons demandé une étude épidémiologique pour évaluer les conséquences sur notre santé, il n’y a rien eu ! Je dis que si toutes ces sargasses échouaient sur la Côte d’Azur, ils auraient trouvé une solution et plus rapidement que cela ! », déclare Jocelyne Traventhal Hatchi, présidente de l’association anti-sargasses de Petit-Bourg. 

Jocelyne Traventhal-Hatchi :

Selon elle, la priorité devrait être de protéger la population des sargasses qui s’entassent à proximité des domiciles. L’odeur des sargasses a des conséquences sur le matériel des riverains, les téléviseurs, climatiseurs accumulent les pannes, les riverains eux accumulent les difficultés respiratoires, des études sont en cours pour confirmer l’effet sur la santé des gazs des sargasses. Le plan sargasses 3 sera actif de 2027 à 2031. 

Tafari Tirolien 

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