Guyane. L’épidémie de bronchiolite se maintient à un niveau élevé

Le dernier bulletin de surveillance épidémiologique de Santé publique France indique que l’activité liée à la bronchiolite reste à un « niveau élevé » au Centre hospitalier de Cayenne depuis 4 semaines, et augmente au Centre hospitalier de l’Ouest guyanais.

L’épidémie de bronchiolite a débuté en Guyane, selon Santé publique France. Depuis début mai, une augmentation de l’activité liée aux bronchiolites a été observée dans les CDPS (Centre départementaux de prévention santé), les hôpitaux de proximité et aux urgences des trois sites du CHU (Cayenne, Kourou, l’Ouest guyanais), avec une détection croissante du VRS dans les prélèvements biologiques et une hausse des hospitalisations de nourrissons en réanimation ou unité de soins continus.

Le nombre de consultations pour bronchiolite se maintient à un niveau élevé dans les CDPS et hôpitaux de proximité au cours des deux dernières semaines avec 15 consultations enregistrées sur le Maroni en ces deux dernières semaines.

Le nombre de passages aux urgences des trois sites du CHU se maintenait également à un niveau élevé avec 41 passages fin mai, contre 36 précédemment. L’activité est à un niveau élevé au Centre hospitalier de Cayenne depuis 4 semaines et enregistre une hausse au Centre hospitalier de l’Ouest guyanais depuis fin mai.

Chikungunya : le littoral Ouest toujours en alerte

Depuis fin janvier, 621 cas de chikungunya ont été biologiquement confirmés en Guyane, dont 74, fin mai, (données non consolidées). La circulation du virus s’intensifie et s’étend sur le territoire :

Littoral ouest : l’épidémie se poursuit, les cas confirmés et les passages aux urgences pour suspicion de chikungunya sont à un niveau élevé. Les données des urgences traduisent une tendance stable. Le Littoral Ouest est en niveau « situation d’alerte » du plan ORSEC de lutte contre les arboviroses.

Savanes : un 5e foyer épidémique a été détecté dans ce secteur qui est en phase de foyers épidémiques depuis S19.

Ile de Cayenne : le nombre de cas était en hausse fin mai ; ce secteur est en phase de foyers épidémiques depuis S18.

Maroni : des cas continuent d’y être confirmés ; le secteur reste en phase de transmission sporadique.

La surveillance hospitalière a permis d’identifier 107 cas hospitalisés, dont 74 % de formes communes, 21 % de formes inhabituelles et 5 % de formes sévères. Au total, 1 décès dont la cause était sans lien avec le chikungunya a été répertorié pour un patient ayant développé une forme commune.

Pour le reste, l’activité liée à la dengue était faible au cours des deux dernières semaines, équivalente au niveau généralement observé en période inter-épidémique.

Le nombre de cas de paludisme recensés sur le territoire était faible et en diminution au cours des deux dernières semaines.

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