Coordonné par le Comité de pilotage scientifique national (CPSN), l’ouvrage analyse les impacts, les enjeux, ainsi que les réponses publiques mises en place pour limiter l’exposition et gérer les risques de la pollution au chlordécone aux Antilles.
Utilisé massivement entre 1972 et 1993 dans les bananeraies antillaises, le chlordécone, insecticide organochloré aujourd’hui interdit, persiste dans les sols, les écosystèmes et la chaîne alimentaire. Cet ouvrage collectif pluridisciplinaire dresse un état des lieux des connaissances scientifiques les plus récentes.
Il analyse les impacts, les enjeux, ainsi que les réponses publiques mises en place pour limiter l’exposition et gérer les risques de cette pollution qui affecte durablement la santé des populations et de l’environnement. Il tire des leçons pour l’avenir, avec l’objectif de promouvoir une approche « Une seule santé » (One Health) pour répondre aux défis posés par cette crise sanitaire et environnementale sans précédent.
Publié aux éditions Quæ, l’ouvrage s’adresse aux scientifiques, enseignants, décideurs, professionnels ou membres d’associations désirant acquérir une connaissance approfondie des différentes voies d’exposition à cette contamination généralisée, et intéressés par la recherche de solutions visant à protéger à long terme la santé des populations et des écosystèmes aux Antilles.
Les auteurs
Pédologue et chercheur INRAE au sein de l’UMR Écologie fonctionnelle et écotoxicologie des agroécosystèmes (EcoSys), Pierre Benoit étudie les couplages des processus bio-physicochimiques impliqués dans le devenir et le transfert de contaminants organiques dans les sols. Il est membre du Comité de pilotage scientifique national (CPSN) du plan national Chlordécone depuis 2020 après avoir coordonné le groupe d’orientation et de suivi scientifique des plans II et III depuis 2011.
Philosophe politique et ingénieur en environnement, Malcom Ferdinand est chargé de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur les enjeux d’une préservation écologique du monde au sortir des colonisations et esclavages modernes. Depuis 2011, il œuvre à une analyse interdisciplinaire du chlordécone aux Antilles. Il a été membre du CPSN jusqu’en 2025 et copilote plusieurs programmes de recherche sur le sujet.
Chercheuse en écotoxicologie, Jeanne Garric a été directrice adjointe scientifique du département EAU à Irstea (aujourd’hui INRAE) jusqu’en 2019. Directrice de recherche émérite et chargée de mission santé-environnement au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, elle a mis en oeuvre la stratégie recherche du plan Chlordécone IV de 2020 à 2023 avec l’installation du CPSN et le suivi de ses travaux.
Agronome et chercheuse au Cirad, Magalie Jannoyer travaille depuis 2005 sur la problématique de la pollution au chlordécone avec des contributions sur les outils de caractérisation et de gestion de la pollution à différentes échelles, dans le cadre des plans nationaux d’actions Chlordécone. Pour actualiser les priorités et les dispositifs de recherche, elle anime des communautés scientifiques en lien avec les acteurs des territoires antillais (CLoReCA) et est membre du CPSN.


























