L’Etat met en place des mesures palliatives et débloque des fonds.
La Martinique connaît depuis le mois de juin une sécheresse exceptionnelle pour la saison, avec une situation hydrologique sous grande tension, des précipitations insuffisantes et des cours d’eau qui demeurent à un niveau très bas.
Dans un contexte où la ressource en eau se fait rare, les agriculteurs figurent parmi les professionnels les plus en difficultés : baisse des rendements et pertes de récolte, surmortalité animale, hausse du coût de l’alimentation et raréfaction du fourrage.
Les services de l’État sont mobilisés depuis le début aux côtés des agriculteurs martiniquais pour apporter un soutien technique et financier :
- pour pallier le manque de fourrage, les filières de la canne et de la banane ont proposé aux éleveurs de bénéficier à titre gratuit d’écarts de bananes (fruits non commercialisables en raison de leur taille, de leur forme ou de défauts) et de regains (herbe qui repousse après la première fauche) à des fins d’alimentation des troupeaux : l’État participe exceptionnellement à la prise en charge des frais de transport ;
- dans le cadre de la procédure de reconnaissance de calamité agricole, deux réunions du comité départementale d’expertise ont été organisées par la direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt et les visites de terrain pour expertiser les dégâts ont commencé dès le début de l’été.
Ce travail se poursuit avec la chambre d’agriculture et les organisations de producteurs pour recueillir toutes les données (pertes, mortalité, surcoûts, …), afin de documenter la demande d’activation du régime des calamités agricoles : l’enjeu est que cette demande prenne bien en compte toutes les filières concernées et tous les dégâts constatés.
Le Premier ministre a annoncé, dans sa lettre ouverte aux agriculteurs du 15 août, un plan d’urgence qui sera décliné dans les prochaines semaines en Martinique.
Il prévoit notamment :
- des aides ciblées pour soutenir la trésorerie et la remise en production,
- des dégrèvements de taxe foncière sur les propriétés non bâties,
- des prises en charge de cotisations sociales pour les exploitants les plus fragilisés.
Les services de l’État en Martinique sont pleinement mobilisés pour mettre en œuvre ce plan.
Afin de faire un nouveau point de situation avec l’ensemble de la profession et en pleine articulation avec la Chambre d’agriculture, le préfet de la Martinique a convié le mardi 25 août prochain à la préfecture à Fort-de-France les représentants des différentes filières agricoles (élevage, productions végétales, banane, canne, apiculture) et les partenaires institutionnels concernés (CTM, DRFiP, CGSS, …).
























