Guadeloupe. Les sénateurs ont rencontré les personnels de la PMI

Fin de mission en Guadeloupe pour la délégation sénatoriale présidée par Jean Sol, vice-président de la commission des affaires sociales. Cette mission sénatoriale s’intéresse à l’offre de soins dans l’archipel.

La délégation sénatoriale composée de Jean Sol, président, Dominique Théophile, rapporteur, d’Anne-Marie Nédélèc, Marie-Dominique Aeschlimann, Marion Canalès, Olivier Henno, Solanges Nadille, membres, a rencontré l’équipe au grand complet de la Protecftion Maternelle et Infantile (PMI).

Maryse Etzol, vice-présidente du Département, médecin, présidente de la commission Santé du Département, et Nadia Négrit, présidente de la commission Enfance, Famille et Jeunesse du Département, ont accueilli la délégation samedi matin.

Maryse Etzol était accompagné d’Alexander Lagrandourt, directeur général adjoint du Département, en charge de l’Enfance, de la Famille et de la Jeunesse et de Ludovic Lavanne, directeur de l’Enfance, de la Famille et de la Jeunesse au Département.

A quoi sert la PMI ? La Protection Maternelle et Infantile joue un rôle essentiel dans la santé et le bien-être des familles. Elle offre des services de prévention, de suivi et d’accompagnement pour les jeunes enfants et les familles, notamment à travers trente-quatre Centres Locaux d’Action Sanitaire et Social (CLASS) répartis sur l’archipel.

La PMI est financée par le Conseil départemental et contribue à la santé maternelle et infantile, en sensibilisant aux bonnes pratiques de nutrition et de soins.

Le gros problème que rencontrent les personnels de la PMI c’est que 40% des Guadeloupéens ne disposent pas de couverture sociale, donc les femmes enceintes ne peuvent normalement que se rapprocher des centres PMI et des personnels de santé et du social pour avoir des informations prénatales et un suivi de leur grossesse, voire un suivi des 1 000 premiers jours.

Les sénateurs ont été édifiés : 7% des femmes enceintes subissent des violences pendant leur grossesse; 5,5% de femmes enceintes qui se présentent à la PMI sont toxicomanes au cannabis ou au crack; certaines ont des problèmes de santé comme les autres Guadeloupéens, souffrant de diabète ou d’hypertension.

Fort heureusement, leur prise en charge par la PMI comprend la possibilité de faire des échographies gratuitement.

Le Dr Didier Léon, cadre de santé, donne le chiffre de 20% de mortalité périnatale, soit pendant la grossesse soit pendant les premiers 28 jours. Une étude qu’il a réalisée en 2015, avec le Pr Eustase Janky, des raisons de la mortalité des enfants a démontré que 37% était évitables, à condition que la grossesse soit suivie régulièrement dès le début.

Jean Sol demande si une étude similaire pouvait être réalisée à nouveau. Le Dr Léon rappelle qu’il s’agissait d’une étude d’initiative…

Le Dr Didier Léon, toujours, explique île du Sud par île du Sud qu’il n’y a pas de services dédiés mais qu’il est fait appel aux sages-femmes sur le terrain pour Marie-Galante, où il y a 70 naissances par an en moyenne, avec une journée de consultation par mois mise en place par le médecin départemental, et pour la Désirade, où il y a une moyenne de 10 naissances par an, un déplacement d’un médecin, d’une sage-femme…

Dans ces zones (mais aussi sur certaines portions du continent), il faut tenir compte des facteurs environnementaux que sont les sargasses, les brumes de sable, la chlordécone, etc. qui peuvent impacter la santé périnatale et des adultes affaiblis.

Jean Sol a vu l’ampleur des difficultés de la PMI et demande si celle-ci a des moyens financiers et humains en suffisance.

Alexander Lagrandcourt répond : « Le président Guy Losbar a acté un budget plus important pour la PMI, celui-ci a considérablement augmenté. Pour ce qui est des moyens humains, ils seront renforcés. »

Nadia Keita, responsable de la Maison des 1 000 premiers jours, présente cette institution du Département, et réaffirme que la prévention doit être la plua précoce possible.

Jean Sol conclut la réunion en disant tout le bien qu’il pense de cette PMI, soulignant qu’il est important de faire l’éducation des jeunes futurs parents, soit dans les établissements scolaires, soit dans des associations et s’inquiète des liens entre PMI et CHU. Il semble que ceux-ci soient établis et efficients.

Maryse Etzol :

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