Parmi les 18 sites emblématiques des régions de France hexagonale et d’Outre-Mer, soutenus par la Mission Patrimoine, figure la maison de l’historien Auguste Lacour, petite bâtisse de style colonial, située à Basse-Terre.
Pour la 9e édition du Loto du patrimoine, la Mission Patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine en péril, portée par Stéphane Bern, avec la Fondation du patrimoine, le ministère de la Culture et FDJ UNITED, consacrera une enveloppe de 7.45 millions d’euros aux 18 sites emblématiques régionaux sélectionnés. Des dotations allant de 100 000 à 500 000 euros seront allouées aux projets, en complément des aides diverses (publiques, privées, autofinancement…).
En Guadeloupe, la Mission Patrimoine soutiendra le projet de restauration de la Maison Lacour, à Basse-Terre. Les travaux, estimés à 1.3 million d’euros, devraient s’achever en décembre 2027.
Demeure de l’historien Auguste Lacour, la petite bâtisse coloniale modeste, menace de tomber en ruine si des travaux ne sont pas amorcés dans un avenir proche. Le bâti, très endommagé, expose la bâtisse à des risques d’incendie. Sur le bâti principal, les bois sont rongés par l’humidité et doivent être remplacés urgemment. Le terrain est aussi en mauvais état.
Dans le cadre de la Mission Patrimoine, les travaux permettront de réhabiliter entièrement la maison, mais aussi de restaurer la fontaine en pierre de taille et la grille en fer forgé. Le potager fera aussi l’objet d’une revalorisation.



Un monument historique
Le lieu a connu différents usages au fil des siècles. La maison a d’abord été acquise par Auguste Lacour qui l’a reconstruite à partir de 1867. Il y résidera jusqu’à sa mort.
Après son occupation par l’historien, elle a servi de lieu d’accouchement pour le secteur. Au début du XXIe siècle, la municipalité en a fait un centre d’interprétation dans le cadre du label Ville d’Art et d’Histoire.

La maison, ainsi que le bassin réservoir, le portail et les jardins qui l’entourent, ont été inscrits au titre des monuments historiques en 2016.
À l’issue des travaux de restauration, l’édifice doit accueillir un projet touristique, des chambres d’hôte haut de gamme ou un nouvel espace culturel.
Il sera ouvert au public lors des Journées européennes du patrimoine et pourra être utilisé pour l’organisation d’événements et d’ateliers à destination des scolaires et des habitants. Sa localisation, au cœur de Basse-Terre, lui permettra de participer à la redynamisation du centre-ville.

























