Nou Las Palé a tenu sa conférence de presse, ce matin (mercredi 29 octobre). Alignés à la table face aux médias et au public, Alex Bandou, Eric Coriolan, Hubert Quiaba, José Gaddarkhan, Ludovic Tolassy, Huguette Sourhou, d’autres encore.
Qu’ont-ils dit ? Que si les problèmes de la Guadeloupe étaient ceux d’une région hexagonale, il y aurait une révolution. Que la contestation en Guadeloupe n’est rien à côté de celle qui explose dans l’Hexagone, où on brûle des mairies…
« Nou paré ! » Hubert Quiaba invite les Guadeloupéen(ne)s à les rejoindre.
Chacun des intervenants expose les problèmes de son secteur, souvent pour critiquer l’instance officielle qui représente cette filière.
« Nou égri ! », entend-on. Ça se ressent dans les propos.
« Léta » en prend pour son grade, à l’origine de tous les maux de la société guadeloupéenne.
« Tout sektè ékonomik Gwadloup ki an difilkité ! », dira Eric Coriolan.
Exemple : Alex Bandou, pour le monde agricole : « Atros ! » La canne, abandonnée « par Léta fwansé ». C’est cet Etat honni par tous les intervenants qui veut tuer la filière canne. Là encore, les organismes représentatifs sont complices de ces agissements.
Les élus « lash », « incapab palé » quand « gran papa blan la ».
Samuel Damo, restaurateur, met en garde contre ceux qui voudraient diviser le mouvement.
On reproche au préfet d’avoir répondu favorablement à la rencontre avec le monde économique et de ne pas les avoir reçus. Que veulent-ils ? Une invitation officielle comme celle qu’a reçu le monde économique en fin de semaine dernière.
La plateforme de Nou Las Palé est présentée, « san prétensyon », comme le dit Hubert Quiaba.
José Gaddarkhan « grand chef d’entreprise guadeloupéen » est « victime du préfet à propos des gravats amiantés. » Installé au centre de la table, il est invité à prendre la parole.
José Gaddarkhan qui affirme qu’il parle créole… mais va s’exprimer en français « pour ceux qui ne comprennent pas. » Sans doute pour le préfet…
Il avoue qu’il n’aurait jamais pensé que le mouvement prendrait cette ampleur et qu’il a le sentiment que, pour les autorités, il était seul pour barrer Jarry.
« Nous avions demandé au préfet et aux présidents des collectivités à pouvoir leur présenter nos revendications. Pourquoi ? Pour éviter qu’ils se renvoient les problèmes. Personne ne nous a répondu… Pourquoi faut-il que nous en arrivions chaque fois à des solutions extrêmes ? »
L’amiante revient sur la table. José Garradkhan annonce qu’alors qu’il est dans cette conférence de presse, la DEAL contrôle une société de son fils : « Tout ça pour des gravats amiantés qui sont stockés en attendant d’être exportés pour la métropole… »
« Nous avions des choses à discuter avec le représentant de l’Etat et avec les présidents des deux grandes collectivités parce que ces problèmes concernent tantôt l’Etat, tantôt les collectivités. Mais, on nous a dit de venir en préfecture, dimanche, de manière informelle. On nous a refusé un rendez-vous officiel. »
C’est ce rendez-vous avorté, dimanche dernier, faute d’invitation officielle qui a blessé (durablement ?) les membres du collectif.
La conférence se poursuit…
La plateforme de Nou Las Palé :



























