Ici, Eric Petilaire, secrétaire départemental du syndicat CGT Pénitentiaire, annonçait en milieu de semaine, que, pour faire face à l’introduction d’armes à la centrale pénitentiaire de Baie-Mahault, il y aurait une fouille systématique de la maison d’arrêt 1. C’est fait, depuis hier.
Depuis quelques semaines, les agents de la pénitentiaire en poste à la centrale de Baie-Mahault, ressentent un profond malaise. Des agents en moins, un doublement — ce n’est pas nouveau — du nombre de détenus (dont 50% en préventive) qui sont contraints, dans des cellules exigües, de dormir à même le sol pour la moitié d’entre eux…



Résultat de cette situation : des frictions, des agents bousculés, parfois frappés à coups de pics artisanaux, des détenus qui se battent, se frappent, se blessent.
Eric Petilaire : « Les détenus nous observent tout le temps. Ils savent que ça ne va pas. Les officiers, les agents, sont à bout, ils souffrent. Alors, les détenus en profitent : il y a des bagarres. Dernièrement un collègue a été frappé à la tête, il y a deux ans, un autre a été ébouillanté, entretemps, d’autres ont reçu des coups de pics. Certains en profitent pour régler leurs comptes avec d’autres détenus ou des surveillants, pour faire entrer des armes. Or notre mission première est de veiller à la sécurité des détenus. Là, ce n’est plus possible. »
Et encore : « Nous avons un gros problème, la maison d’arrêt 1. Les détenus reçoivent des armes, couteaux, etc. par drones. Ceux-ci sont difficiles à intercepter car le système anti-drone est obsolète et le filet au-dessus de la centrale n’est pas sur tout l’établissement. Là, nous allons recevoir des collègues de Fort-de-France et de Basse-Terre qui, avec les forces de l’ordre, vont faire une fouille systématique. »
C’est fait, avec le renfort de la gendarmerie, en présence du directeur de cabinet du préfet et de la directrice du centre.























