Selon la note conjoncturelle de l’IEDOM, l’indicateur du climat des affaires reste stable au 1er trimestre 2026.
En Martinique, après le redressement observé au premier semestre 2025, l’indicateur du climat des affaires évolue toujours sur un plateau et à un rythme de croissance très modéré. Si l’inflation reste contenue à fin mars, à un niveau inférieur à celui de la France dans son ensemble, les tensions récentes sur les prix de l’énergie pourraient modifier cette trajectoire.
La consommation des ménages est en demi-teinte et son évolution dépendra vraisemblablement de l’ampleur du rebond de l’inflation dans les mois à venir. De même pour l’investissement, en repli, qui pourrait être fragilisé par une éventuelle hausse des coûts de financement.
En fin de trimestre, les effets du conflit au Moyen-Orient commencent à se diffuser localement à travers une augmentation des prix des carburants, et par des chefs d’entreprise qui sont plus nombreux à augmenter leurs prix de vente, quel que soit le secteur d’activité.
Plus de 12 000 intentions d’embauche

Le marché du travail enregistre une légère amélioration, avec un recul sur le trimestre de 2,5 % du nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B et C (hors RSA et jeunes en parcours), ainsi qu’un recul de 6,0 % par rapport au même trimestre de l’année précédente.
En revanche, le nombre d’intérimaires pour les deux premiers mois de l’année, bien qu’en légère hausse par rapport à la fin de l’année 2025, reste inférieur à celui des mois de janvier et février 2025 (-7,1 %), reflétant une demande de travail modérée de la part des entreprises pour le travail temporaire.
Les dernières données disponibles sur l’emploi salarié révélaient une légère hausse des effectifs entre le troisième et le quatrième trimestres 2025 (+0,1 % en moyenne, +0,2 % pour le privé et -0,1 % pour le public).
Les résultats de l’enquête besoin en main d’œuvre réalisée par France Travail annoncent plus de 12 700 intentions d’embauche en Martinique pour 2026, soit un niveau élevé, malgré un léger recul par rapport à 2025 (- 4,7 %). Le secteur des services concentre 65 % de ces projets d’embauche.

























