Les Forces Armées aux Antilles ont organisé un exercice d’assistance à un navire en difficulté avec le patrouilleur Antilles-Guyane, La Combattante, et l’hélicoptère Griffon de la section aérienne de la gendarmerie de Martinique.
L’exercice d’assistance organisé par les Forces Armées aux Antilles, s’inscrit dans le cadre du dispositif ORSEC maritime. Il a nécessité la participation :
- de l’hélicoptère Griffon 972 de la section aérienne de la gendarmerie de la Martinique
- des membres de l’équipage du Patrouilleur Antilles-Guyane La Combattante
- des équipes du CROSS Antilles-Guyane
- de cinq membres des Equipes d’Evaluation et d’Intervention accompagnées par le coordinateur Antilles de la division Action de l’Etat en mer.
Pendant deux jours, lundi 4 et mardi 5 mai, la division Action de l’Etat en mer des Forces armées aux Antilles a organisé un exercice d’hélitreuillage au profit des Equipes d’Evaluation et d’Intervention.
Organisé au large de Fort-de-France, l’exercice a permis, dans un premier temps, l’entrainement au treuillage des Equipes d’Evaluation et d’Intervention (EEI) par le Griffon 972. Six personnels EEI de la Marine nationale ont bénéficié d’une formation pratique et théorique par les équipes de la Section aérienne de la gendarmerie de Martinique.
La deuxième journée a été consacrée à un exercice ANED (aide à navire en difficulté) et POLMAR (pollution maritime) avec activation et hélitreuillage d’une équipe sur La Combattante.


Un exercice grandeur nature
Le scénario était le suivant : « Un pétrolier en difficulté est signalé par le CROSS Antilles-Guyane au large de la commune de Fort-de-France. Suite à cette alerte, le CROSS Antilles-Guyane déclenche une opération d’Aide à navire en difficulté. Le préfet de Martinique, sur conseil du commandant de zone maritime, décide d’envoyer une Equipe d’Evaluation et d’Intervention à bord du pétrolier. »
Les Equipes d’Evaluation et d’Intervention, entrainées la veille, ont bénéficié d’un treuillage par le Griffon 972 de la Section aérienne de la gendarmerie de Martinique sur La Combattante à l’intérieur de laquelle les attendaient une équipe d’animateurs incarnant le commandant et le commandant en second du navire en difficulté.
L’ensemble des actions réflexes demandées aux Equipes d’Evaluation et d’Intervention ont été testées dans des conditions se rapprochant le plus possible d’une opération réelle.
Les Equipes d’Evaluation et d’Intervention sont déclenchées sur ordre du délégué du gouvernement pour l’Action de l’Etat en Mer pour la zone Antilles, et sur proposition du directeur du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Antilles-Guyane (CROSS Antilles-Guyane) ou du chef du centre des opérations des Forces Armées aux Antilles.
Pour aller loin…
- Les Equipes d’Evaluation et d’Intervention sont composées d’experts de plusieurs administrations (Marine nationale, Affaires maritimes, Gendarmerie Nationale, Gendarmerie maritime, Douanes…) chargés, dans le cadre du plan ORSEC maritime, de conseiller le délégué du gouvernement pour l’action de l’Etat en mer (le préfet de Martinique pour la zone Antilles).
- Les Equipes d’Evaluation et d’Intervention sont engageables H24 et 7j/7 et déployées comme renforts aux équipages sur des navires en difficulté, lorsqu’un sinistre majeur se produit dans la zone de compétence du délégué du gouvernement pour l’action de l’Etat en mer aux Antilles. Il dispose d’une vision autonome des situations à bord et se trouve en capacité de prendre les décisions les plus appropriées à l’événement de mer.
- Les Equipes d’Evaluation et d’Intervention participent tous les ans aux exercices de lutte contre une pollution marine, d’assistance à des navires en difficulté et de secours maritimes de grande ampleur proposés par la division Action de l’Etat en Mer, sous l’égide du commandant de zone maritime Antilles.

























