La commission des affaires économiques du Sénat a été alertée par les récentes hausses du prix des matériaux de construction qui s’ajoutent à plusieurs vagues d’augmentation subies par la filière depuis la fin de la crise sanitaire.
Présidée par Dominique Estrosi Sassone, la commission des affaires économiques du Sénat a adhéré à la proposition du sénateur Yves Bleunven de saisir l’Autorité de la concurrence à propos de « la situation concurrentielle sur les marchés des matériaux de construction, en application de l’article L. 462‑1 du code de commerce. »
« Cette saisine traduit notre volonté de mobiliser pleinement les outils que la loi met à notre disposition pour objectiver le fonctionnement des marchés et trouver des solutions contre une crise du logement qui frappe durement nos concitoyens dans leurs parcours de vie », précise le sénateur Yves Bleunven.
La relance de la construction, une priorité
Dans le contexte de la poursuite de la crise du logement, la commission des affaires économiques du Sénat a été alertée par les récentes hausses du prix des matériaux de construction qui s’ajoutent à plusieurs vagues haussières subies par la filière depuis la fin de la crise sanitaire. Ces hausses pèsent désormais sur la capacité des entreprises à contribuer à la relance de la construction, priorité collective.

« Le coût de la construction est déterminant si l’on ne veut pas compromettre la timide reprise observée depuis un an, commente Dominique Estrosi Sassone, présidente de la commission des affaires économiques. Nous sommes toujours loin de l’objectif de 400 000 logements par an : en 2025, seuls 275 000 logements ont été mis en chantier ! »
Par cette saisine, la commission des affaires économiques du Sénat demande à l’Autorité d’analyser le fonctionnement concurrentiel des marchés amont, notamment les plus concentrés, ainsi que les relations entre les acteurs de la chaîne de valeur, et de formuler, le cas échéant, des recommandations.
La commission sollicite aussi l’avis de l’Autorité sur la création d’un outil de suivi des coûts de production des matériaux de construction qui soit respectueux du cadre concurrentiel. Les sénateurs soulignent que « depuis l’abandon du projet annoncé par le gouvernement en 2023, aucun indice spécifique ne permet de pallier le manque de visibilité de la filière face à la volatilité des prix des matériaux de construction. »
























