Un enchaînement de circonstances prive le Syndicat Mixte de Gestion de l’Eau et l’Assainissement de la Guadeloupe (SMGEAG) de gouvernance. Les conséquences, dit Alain Lascary, président par intérim de la Commission de surveillance du SMGEAG, sont graves.
Que s’est-il passé ? Ferdy Louisy, maire de Goyave, président du SMGEAG, n’a pas été réélu. Comme il a perdu la présidence du Parc National, il a aussi perdu celle du SMGEAG. Pas maire, pas président. Une occasion de se débarrasser aussi d’un président qui, malgré la publication d’un bilan flatteur de 80 pages, n’a pas été transcendant. Tout comme Jean-Louis Francisque il y a trois ans, Ferd Louisy n’a pas su redresser la barre d’un bateau trop dimensionné et trop balloté.
Depuis les élections municipales, la défaite de Ferdy Louisy, il n’y a pas réellement de gouvernance au SMGEAG.
Curieusement, les EPCI ne se sont pas pressées de désigner des membres au Conseil syndical alors que la situation est grave. Pour ce qui concerne le Conseil départemental, Guy Losbar en personne a été désigné comme représentant dans ce conseil à la place de Ferdy Louisy.
Que dit M. Lascary ? « La non-convocation du Comité syndical est une situation désormais hors délai qui met en risgue la gouvernance du service public de l’eau. »
La Commission de surveillance, dit-il, « tient à exprimer publiquement sa préoccupation majeure face à la non-convocation du Comité syndical, instance délibérante indispensable au fonctionnement du SMGEAG et à l’adoption des actes structurants du service public de l’eau et de l’assainissement. »
Un blocage institutionnel aux conséquences graves
La non-convocation du Comité syndical a pour effet immédiat de placer l’établissement hors délai pour l’adoption du budget primitif, relève le président.
Il poursuit : « Cette situation est inédite, contraire aux exigences de bonne gestion publique, et expose la structure à des risques juridiques, financiers et opérationnels majeurs.
Sans budget voté, le SMGEAG se retrouve dans une incapacité croissante à engager, programmer et sécuriser les actions indispensables à la continuilé du service. »
Une inertie qui pénalise directement les usagers
Alors que les usagers subissent depuis des années des difficultés d’accès à un service de qualité — interruptions, faibles pressions, retards d’interventions, assainissement défaillant —, souligne M. Lascary, président par intérim, « l’absence de convocation du Comité syndical aggrave l’inertie et retarde les décisions attendues pour améliorer la situation. »
La Commission de surveillance rappelle que « l’urgence est réelle, que les besoins sont connus, et que les solutions nécessitent des décisions rapides, transparentes et assumées. »
Un appel à la responsabilité
« La Commisson appelle l’ensemble des responsables institulionnels à assurer sans délai la convocation du Comité syndical, afin de permettre :
- l’adoption du budget primitif,
- la validation des actes nécessaires à la continuité du service,
- la mise en æuvre des engagements pris envers les usagers,
- le rétablissement d’un fonctionnement institutionnel normal. »
« La Commission de surveillance réaffirme son rôle : alerter, assurer la transparence et défendre l’intérêt des usagers.
Elle continuera a exercer pleinement ses missions et à informer les élus comme le public des risques identifiés et des blocages persistants. »
























