Implantée en Guadeloupe depuis 2024, l’association Phyto-Victimes n’a enregistré que 44 demandes d’indemnisation.
Créé par des professionnels, malades des pesticides, l’association nationale Phyto-Victimes aide – gratuitement – les professionnels à déclarer leur maladie professionnelle afin d’obtenir une indemnisation.
En Guadeloupe – et en Martinique où l’association est aussi représentée -, l’action de Phyto-Victimes est salutaire, particulièrement avec le scandale sanitaire et environnemental du chlordécone. Les derniers résultats de l’étude Kannari 2, publiés par Santé publique France, indiquent que plus de 80 % de la population des Antilles est contaminée par le chlordécone.
Pour autant, encore – trop – peu de professionnels effectuent les démarches auprès de Phyto-Victimes en vue de se faire indemniser.
Parkinson, cancers, leucémie…

« Le chlordécone est loin d’être le seul pesticide auquel les professionnels sont confrontés, insiste Aline Fournet, directrice de Phyto-Victimes. On parle beaucoup du cancer de la prostate, mais plusieurs autres maladies professionnelles permettent aux victimes d’être indemnisées : la maladie de Parkinson, le cancer du sang, le lymphome malin non Hodgkinien, la leucémie lymphoïde chronique, le myélome multiple… ».
Qui est concerné ? Les agriculteurs, les salariés agricoles, les salariés des espaces verts, les salariés du bois, les agents d’élimination des nuisibles, les agents de voirie, les fleuristes… Qu’ils soient retraités ou en activité, ces professionnels peuvent bénéficier d’une indemnisation en cas de maladie professionnelle liée aux pesticides.
Les enfants des professionnels dont le père et/ou la mère ont été exposés aux pesticides sont également considérés comme des victimes, s’ils sont atteints de certaines pathologies : tumeurs cérébrales, leucémies, hypospadias, fentes labio-palatines, troubles du neurodéveloppement, dont l’autisme.
Des démarches facilitées
« L’association Phyto-Victimes facilite l’accès au droit à l’indemnisation des professionnels victimes de pesticides, explique Elza Tomson, chargée de mission de Phyto-Victimes Guadeloupe. Nous accompagnons gratuitement les victimes pour leur déclaration de maladie professionnelle et jusqu’à l’indemnisation. Si le professionnel n’est pas éligible à une indemnisation, je peux l’orienter vers d’autres partenaires qui l’aideront dans ses démarches. »
La prise de contact avec l’association Phyto-Victimes peut se faire au téléphone (06 90 94 41 06), par mail (guadeloupe@phyto-victimes.fr), en visio ou encore, dans les locaux de la Médecine du travail (CIST), à Jarry/Baie-Mahault.
Cécilia Larney
Pour en savoir plus : 06 90 94 41 06 – guadeloupe@phyto-victimes.fr

























