Caraïbe. Les algues marines, un atout pour l’économie bleue

Après les formations mises en place à Grenade et à la Dominique, l’archipel de Saint-Vincent-et-les-Grenadines a accueilli un atelier dédié à l’industrie des algues marines.

Organisée au lycée d’Union Island, la session de formation consacrée à l’industrie des algues marines dans l’économie bleue, a réuni agriculteurs, entrepreneurs et représentants gouvernementaux afin d’élever la production locale aux normes internationales de sécurité alimentaire et de gestion. Cet atelier constitue un élément clé du projet CRAB (Caribbean Regional Architecture for Biodiversity), financé par la CBF avec le soutien de l’Agence française de développement (AFD) et du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).

Cette étape importante à Union Island s’inscrit dans le cadre d’un effort régional coordonné pour « harmoniser la chaîne de valeur de la mousse marine dans les États membres de l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale. » En janvier, une session de formation a été organisée à Grenade, puis à la Dominique, en avril.

L’honorable Conroy Huggins, ministre de la Pêche de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, a rappelé que la culture de la mousse marine est un domaine prioritaire pour le gouvernement. « À l’échelle mondiale, l’industrie des algues marines représente des milliards de dollars, a-t-il indiqué. Notre priorité doit être la qualité alliée à l’efficacité. »

Une formation pratique et intensive

Le ministre Huggins a également annoncé que le gouvernement est en train de modifier la Loi sur les pêches afin de fournir un cadre législatif plus solide au secteur, tout en renforçant la souveraineté alimentaire régionale et la résilience communautaire à la suite de l’ouragan Beryl.

La formation pratique et intensive mise en place à Saint-Vincent-et-les-Grenadines vise à renforcer l’ensemble de la chaîne de valeur. Les modules techniques étaient axés sur la sécurité sanitaire des aliments après récolte et l’assurance qualité, fournissant aux agriculteurs les principes de l’analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise et les procédures opérationnelles normalisées d’assainissement nécessaires pour accéder aux marchés d’exportation à forte valeur ajoutée.

En complément de cette formation technique, des ateliers de gestion d’entreprise ont fourni aux producteurs des outils financiers pour l’analyse des coûts de production, la tenue de registres et la planification stratégique, afin de transformer l’agriculture saisonnière en une source de richesse durable et pérenne.

Au-delà des gains commerciaux immédiats, l’initiative a privilégié la durabilité à long terme en impliquant activement la prochaine génération. Kylan Oliver, jeune participante qui travaille avec sa mère chez Ocean Remedies et aspire à devenir biologiste marine, a expliqué comment le programme a renforcé son engagement envers le secteur : « Pendant que maman s’occupe des algues et que nous l’aidons, cela me donne encore plus envie de devenir biologiste marine grâce à la mer. J’ai l’impression que la mer est mon élément. »

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