Guadeloupe. Deux formateurs de surveillance et de sauvetage aquatique pour apprendre à sauver des vies

100% de réussite pour les deux formateurs guadeloupéens, Frédéric Jeannot (CNRBT) et Patrick Guérin (ASSG) qui viennent d’être validés formateurs de surveillance et de sauvetage aquatique par la Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme.

Ils sont les premiers à obtenir leur précieux sésame. Toute la semaine passée, à Dinard, en Bretagne, ils étaient les deux premiers Guadeloupéens mais aussi des deux premiers originaires des Outre-mer engagés dans ce nouveau circuit de formation qualifiante et diplômante instauré par le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Sécurité Civile.

Un gros défi

Ce double succès est la réussite d’un formidable défi engagé et relevé par le Comité Départemental de Sauvetage et de Secourisme de la Guadeloupe. Le CDSSG 971 a fait confiance au Cercle des Nageurs de la Région de Basse-Terre (CNRBT) et à l’Association des Sauveteurs Secouristes de Guadeloupe (ASSG) qui ont cru dans leurs deux cadres expérimentés qui n’ont pas hésité à se jeter à l’eau pour renforcer un cursus déjà bien étoffé mais qui n’était pas acquis au regard des exigences imposées par le contenu important de la formation et des conditions d’opérations par moments très exigeantes.
Patrick Guérin comme Frédéric Jeannot ont dû ressortir toute leur expérience et toute leur mâturité pour faire face avec courage, abnégation et détermination aux épreuves et aux contrôles continus quotidiens qui les ont beaucoup sollicité, tant physiquement que techniquement et psychologiquement.
Ils sont habilités désormais à assurer la formation et la transmission de leurs savoirs auprès des BNSSA actuels qui devront se remettre au goût du jour et des futurs SSA appelés à les remplacer et devenir des surveillants sauveteurs aquatiques de qualité pour le bien-être et la sécurité de tous les sites de baignades de Guadeloupe et de toutes les structures responsables déployées dans ces domaines de compétences variées et si utiles pour un territoire comme le nôtre.

La balle dans le camp des collectivités

La Guadeloupe qui compte près de 270 sites de baignades, toutes eaux confondues, intérieures comme extérieures, ne peut pas se limiter à seulement deux plages surveillées ni aux quelques piscines publiques encore en fonction.
Notre île, entourée d’eau et condamnée à multiplier le nombre de piscines, publiques comme privées, d’hôtels ou de gîtes, se doit, si elle veut augmenter le nombre d’enfants et d’adultes sachant nager, et parallèlement diminuer le nombre de noyades, de mettre en place un véritable plan Marshall pour ne pas courir à la catastrophe.
Des catastrophes, on en a connu déjà suffisament et on est, malheureusement, appelés à en connaître d’autres ; il est donc d’une urgence absolue et vitale de booster la prévention.
600 emplois sont potentiellement en jeu et il revient aux élus, colllectivités, dirigeants d’entreprises… et autres décideurs, publics comme privés, à tous les niveaux de la société civile, de prendre et d’assumer leurs responsabilités.

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