Ceux qui ont rencontré René Depestre ces derniers temps vous diront qu’il lit encore, continue d’écrire des poèmes, conserve une excellente mémoire et ne rate pas une occasion de rappeler qu’il aura 102 ans ce 29 août.
Ceux qui ont rencontré René Depestre ces derniers temps vous diront qu’il lit encore, continue d’écrire des poèmes, conserve une excellente mémoire et ne rate pas une occasion de rappeler qu’il aura 102 ans ce 29 août 2026.
Doyen et l’un des plus illustres écrivains haïtiens, il ne lâche rien. S’il a besoin d’aide pour marcher, il demeure pleinement actif.
Grâce aux Archives Nationales d’Haïti et à Wilfrid Bertrand, directeur général de l’institution, Le Nouvelliste a pu retrouver et republier les extraits des actes de naissance des deux frères Depestre, René, né en 1924 et Maurice, en 1926.
Depuis 1946, René Depestre anime la scène littéraire haïtienne. Ce que l’on avait pris pour une simple étincelle, du titre de son premier recueil de poésie, s’est révélé, au fil des années, une flamme inextinguible. Le souffle de l’œuvre de Depestre dépasse largement les frontières de la littérature haïtienne.
A 102 ans, il vient de recevoir le Prix Goncourt de la poésie 2026, lui qui avait déjà obtenu le Goncourt de la nouvelle pour Alléluia pour une femme jardin et le prix Renaudot, en 1988, pour Hadriana dans tous mes rêves, parmi une kyrielle d’autres distinctions.
L’homme de lettres est, faut-il le rappeler, intimement lié à l’histoire politique de ce pays depuis sa participation à l’aventure du journal La Ruche, qui contribua à déclencher la « révolution de 1946 ».
Depestre a traversé son siècle en épousant, puis en interrogeant, les idées de son temps. D’Estimé à Duvalier, de Che Guevara à Castro, du communisme international à la consécration littéraire, il aura connu les engagements, les ruptures et les désillusions, pour finir comme il avait commencé : auréolé du titre d’homme de lettres.
Avec la reproduction des actes de naissance des deux frères, Le Nouvelliste publie une photo de Depestre, prise chez lui, dans sa villa Hadriana, à Lézignan-Corbières, dans l’Aude, en France, par la journaliste Valérie Marin La Meslée.
Sur la photo, l’illustre centenaire découvre le premier roman de Thélyson Orélien, « C’était ça ou mourir », dont le héros cite des vers de l’un de ses poèmes.
Nous souhaitons un bon 102e anniversaire à René Depestre. Qu’il continue de nous rappeler, par sa vie et son œuvre, que la littérature peut défier le temps. Nous souhaitons également une belle découverte à tous ceux qui s’apprêtent à entrer dans son univers.
Source : Le Nouvelliste
Lien : https://lenouvelliste.com/article/271424/ce-29-aout-rene-depestre-a-102-ans

























