Les travaux au marché aux poissons de Port Elizabeth représentent un investissement majeur du projet BioSPACE financé par l’Union Européenne.
Les pêcheurs et les résidents de Bequia (Saint-Vincent-et-les Grenadines) bénéficieront d’un marché aux poissons moderne, sécurisé, résilient à l’issue des travaux de réhabilitation du marché aux poissons de Port Elizabeth.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme de soutien à la biodiversité dans les environnements côtiers des pays ACP (projet BioSPACE), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Commission de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO).
Cet investissement d’environ 3,2 millions de dollars EC renforcera considérablement la capacité de la structure à soutenir la manutention, la transformation, le stockage et la commercialisation des produits de la pêche, tout en consolidant les moyens de subsistance et l’ensemble de la chaîne de valeur halieutique à Bequia.

Un outil pour pérenniser l’activité
Fin août, la cérémonie de lancement des travaux de réhabilitation a réuni des représentants du gouvernement de Saint-Vincent-et-les Grenadines, de la Commission de l’OECO, de l’Union européenne, de la communauté des pêcheurs, des entrepreneurs, le personnel technique ainsi que des habitants de Bequia.
« Ce projet n’a pas été conçu simplement pour l’esthétique, pour être mis en valeur et rester fonctionnel seulement quelques années. Nos ressources sont très limitées : lorsque nous construisons aujourd’hui, nous devons nous assurer que nos réalisations sont faites pour durer », a déclaré le Dr Godwin Friday, Premier ministre de Saint-Vincent-et-les Grenadines et représentant parlementaire des Grenadines du Nord.
La structure modernisée offrira un stockage frigorifique et des conditions de manutention améliorés.


S’exprimant au nom du Directeur général de l’OECO, le Dr Didacus Jules, Natasha Deterville-Moise, spécialiste technique en agriculture et responsable par intérim de l’Unité de développement économique, a rappelé que cet investissement dépasse le cadre des infrastructures physiques. « Il s’agit de bien plus que la réhabilitation d’une structure physique. C’est un investissement dans les femmes et les hommes dont les moyens de subsistance dépendent de la mer, dans les systèmes qui soutiennent ces activités et dans la résilience de communautés dont la vie sociale et économique est étroitement liée aux ressources marines. »
Le marché réhabilité comprendra des espaces supplémentaires de transformation et de vente, un stockage frigorifique optimisé, une zone de pesée des produits marins, des chambres froides et de congélation, des équipements de fabrication de glace, ainsi que des bureaux et des zones de rangement d’équipements modernisés.
Ces améliorations doivent permettre de rehausser la qualité et la manipulation du poisson, de réduire les pertes après capture et d’offrir un environnement de travail plus sûr et plus efficace aux pêcheurs et aux commerçants.
























