En mission aux Antilles, un A400M de l’armée de l’Air et de l’Espace a accueilli le public pour une visite, en Guadeloupe, samedi 24 octobre, suivie d’un vol de découverte.
C’est un survol de l’archipel dont ils se souviendront. Passionnés par les métiers de l’aéronautique, plusieurs jeunes Guadeloupéens ont pu découvrir de l’intérieur l’A400M, avion de transport et d’assaut de l’Armée de l’Air et de l’Espace, réputé pour sa polyvalence. Une occasion exceptionnelle pour eux d’échanger avec l’équipage, avant de survoler – à basse altitude – une partie de l’archipel (La Désirade, Marie-Galante) à bord de l’appareil, samedi 24 octobre.
« Avec les civils, les militaires, les personnels civils de la Défense invités pour le vol, nous avons tenu à accueillir des jeunes de Guadeloupe pour leur montrer les capacités et performances d’un avion de transport A400M », précise François Benjamin, commandant militaire de la Guadeloupe, responsable des Forces armées aux Antilles en Guadeloupe.

Les jeunes sélectionnés pour cette expérience inédite préparent le BIA (Brevet d’initiation aéronautique), première étape essentielle dans leur parcours.
Au total, une trentaine de personnes ont pu profiter d’un survol de l’archipel pendant une quarantaine de minutes depuis le Raizet (Les Abymes). À bord, l’équipage, rompu à l’exercice, a gratifié les invités d’une simulation de largage avec trois volontaires.



Deux jours d’exercices entre la Guadeloupe et Saint-Martin
Un événement qui s’inscrit dans le cadre de la mission aux Antilles de l’AM400 pour la relève d’un hélicoptère de la Marine nationale en Martinique.

« Périodiquement, l’hélicoptère est acheminé par avion de type A400M pour une maintenance dans l’Hexagone, explique le lieutenant-colonel Benjamin. Pendant deux jours, l’équipage a effectué des exercices de posé sur des terrains courts ou sommaires en en Guadeloupe et à Saint-Martin. Parallèlement, la venue de l’A400M en Guadeloupe permet de remettre en place un point d’appui aérien stratégique sur une ancienne base aérienne, désaffectée depuis plusieurs années, qui a l’avantage d’être située à proximité de l’entrepôt de matériel d’urgence de la Pirac/Croix Rouge et de la réserve nationale. »
En service lors des récents grands incendies dans l’Hexagone, l’A400M peut aussi bien intervenir en cas de catastrophes naturels que pour des opérations de soutien logistique.
« Les capacités de ces aéronefs leur permettent d’intervenir dans des délais très courts depuis l’Hexagone, commente le lieutenant-colonel Benjamin. Lorsqu’une mission est déclenchée, un A400M peut décoller dans les 6 heures et met environ 9 heures pour arriver aux Antilles. »


L’appareil – dont l’armée de l’Air et de l’Espace possède une trentaine – peut transporter jusqu’à 35 tonnes, soit 2 hélicoptères ou 2 véhicules de type VAB (véhicule de l’avant blindé) avec mortier, troupes et équipements ou 9 palettes ou 116 parachutistes.
Cécilia Larney
























