Les commerçants de la zone de la voie verte à Jarry ont créé un collectif et tenu une conférence de presse mardi 27 octobre à la Voie Verte pour dénoncer les conséquences du barrage de l’accès à Jarry sur leurs entreprises.

Le collectif des commerçants demande aux élus et à la préfecture de trouver une solution « dans les plus brefs délais » en rencontrant ses membres afin que les entreprises puissent reprendre un rythme économique normal.
Entre 50 à 70 % de baisse de la fréquentation des commerces, ce sont les chiffres annoncés par les commerçants de la zone de la Voie Verte membres du collectif qui s’est formé lundi 26 octobre afin d’exiger la levée du barrage de la voie verte.
« Cela se répercute durement sur nos chiffres d’affaires, nous avons dans quelques jours des loyers et des salaires à payer et la situation ne peut plus continuer ! », affirme Johan Gombeaud-Saintonge membre du collectif des commerçants. Cela fait maintenant deux semaines que l’accès à Jarry par la Voie Verte est bloqué par des gravats amiantés déposés par des manifestants.
Les commerçants ont pris la parole afin de demander une rencontre entre les élus, le préfet et les membres du collectif Nou Las Palé à l’origine du barrage. Ce mardi, ils ont rencontré les membres de ce collectif ainsi que des représentants de la ville de Baie-Mahault.
Johan Gombeaud Saintonge, commerçant de la Voie Verte :
Un imbroglio autour du barrage
Le barrage est au cœur d’un scandale sécuritaire et sanitaire. La semaine dernière, un rapport scientifique a confirmé que les gravats utilisés par Nou Las Palé sont positifs à l’amiante, ce qui constitue un risque sanitaire et environnemental sur la zone. Le collectif Nou Las Palé affirme que le rapport en question ne lui a jamais été communiqué.
José Gaddarkhan, membre du collectif Nou Las Palé, entrepreneur en BTP :
La manipulation des déchets amiantés nécessite une procédure particulière. Interrogé il y a quelques jours sur la situation, le préfet de la Guadeloupe Thierry Devimeux a affirmé que la question était : « qui va payer l’addition ? », en suggérant que le collectif Nou Las Palé, à l’origine du barrage, devrait payer pour retirer les gravats et les traiter. José Gaddarkhan n’a jamais fait mystère de les avoir déposés sur la voie publique sur plusieurs axes routiers de Jarry.
Ces gravats, qui, selon José Gaddarkhan qui les connaît bien, appartiennent au chantier de la démolition des tours Gabarre à Lauricisque (marché qu’il avait obtenu) et avaient fait l’objet d’un désamiantage par une société spécialisée.
Par la suite, ils avaient été recueillis par la société de José Gaddarkhan après la démolition des tours. « S’il y a de l’amiante dans ces gravats cela signifie que les employés, moi même et notre site ont été mis en danger. Il faut qu’on m’explique pourquoi il y a de l’amiante dans des déchets qu’on m’a certifiés comme déchets inertes », explique-t-il pour défendre sa position.
Ainsi, si le barrage de Moudong — amianté lui aussi — a été levé, celui de la Voie Verte risque de rester un peu plus longtemps en raison de la situation.
Par ailleurs, les membres du collectif Nou Las Palé ont affirmé que la mobilisation est loin d’être terminée, elle pourrait même reprendre prochainement.
Les commerçants de la Voie Verte pourraient, selon cette affirmation, ne pas être au bout de leurs peines.
Tafari Tirolien

























