Selon l’avocat Warren Cassell, le système pénitentiaire d’Antigua-et-Barbuda serait en violation avec les traités internationaux en matière de droits humains.
Dans un discours prononcé sur une radio locale lundi 14 aout, l’avocat a rappelé que la population carcérale d’Antigua-et-Barbuda a atteint le chiffre de 340 personnes, ce qui représente plus du double de la capacité de la prison du pays. Warren Cassell affirme que cela est une violation de la convention des Nations-Unies contre la torture.
Cette convention a été signée par Antigua-et-Barbuda en 1993. Elle avait été proposée afin de lutter mondialement contre les traitements cruels, inhumains ou dégradants que subissaient les détenus a travers le monde.
Dans son intervention, l’avocat a affirmé que la prison d’Antigua-et-Barbuda violait cette convention de plusieurs manières, notamment en demandant aux détenus de faire leurs besoins dans des sacs en plastique en raison du manque de toilettes appropriées.
Par ailleurs, l’avocat a pointé du doigt l’organisation de la prison avec les postes de directeur et de directeur adjoint de l’établissement qui sont tenus par des policiers détachés des forces de défense d’Antigua-et-Barbuda. Pourtant, un autre accord international nommé « les règles Nelson Mandela » exige que les établissements pénitentiaires soient dirigés par des membres de l’autorité pénitentiaire formés et non par « des membres des forces militaires ou policières ».
« La prison de sa Majesté » n’a pas encore répondu aux accusations de l’avocat.
Source : Antigua Observer
Lien : https://antiguaobserver.com/lawyer-warns-prison-conditions-breach-international-standards/
























