Fin de vie. L’Assemblée nationale adopte la loi sur l’aide à mourir

Après le vote majoritaire, le 15 juillet, de l’Assemblée nationale, en faveur de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité se félicite de l’aboutissement d’un « processus législatif qui dure depuis plusieurs années. »

Créée en 1980 pour porter la dignité en fin de vie, l’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) considère le vote historique de l’Assemblée nationale pour le droit à l’aide à mourir comme « une charnière fondamentale dans la revendication de la liberté des Françaises et des Français en fin de vie. »

La loi votée puis promulguée, les décrets d’application et les guides de bonne pratique devront l’expliciter. L’Association annonce qu’elle restera « extrêmement vigilante à protéger la volonté du législateur et à prévenir tout risque de restriction de ce nouveau droit acquis après des décennies de lutte et un processus législatif qui dure depuis plusieurs années. »

« Que de temps perdu et de drames imposés ! »

L’ADMD sera ensuite présente pour la mise en œuvre de cette loi en modélisant les parcours d’accompagnement des personnes en fin de vie, en suivant les dossiers de celles et ceux qui feront appel à elle et en soutenant celles et ceux qui n’entreront pas, malgré leur maladie, malgré leurs souffrances, dans le champ d’application de cette loi.

« Vingt-quatre ans après la Belgique, la France se dote d’une loi garantissant un accès universel aux soins palliatifs et, d’une loi relative au droit à l’aide à mourir, commente Jonathan Denis, président de l’ADMD. Que de temps perdu et de drames imposés, alors que des actes clandestins – trop nombreux – mettaient en péril les malades et leurs proches et provoquaient une insécurité juridique angoissante pour les soignants. Je pense à toutes celles et à tous ceux que nous avons accompagnés et soutenus. Je pense à Henri Caillavet, grâce à qui tout a débuté. Je pense à Olivier Falorni qui a porté ce texte au Parlement. Je pense à celles et ceux à qui nous offrons, aujourd’hui, le droit fondamental de choisir les conditions de leur fin de vie. »

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