Autour de la parentalité masculine, un événement inédit réunira papas-enfants (3 à 17 ans), au Jardin d’eau de Goyave, dimanche 21 juin.

Programmée à l’occasion de la Fête des pères, la Journée inédite 100 % papas-enfants vient combler un vide dans le champ de la parentalité masculine en Guadeloupe.
Les retrouvailles fortuites entre deux anciens co-équipiers de basket a donné naissance à la Journée 100 % papas-enfants. En effet, loin des terrains de sport, les trajectoires de Taïdes Lomon et de Pierre-Claude Louis restent complémentaires.
Coach en accompagnement psycho-social, Taïdes Lomon intervient au quotidien auprès de différents publics pour la valorisation de l’image de soi, la confiance en soi, les aptitudes psycho-sociales avec sa structure, Sawabona Concept.
« Sawabona est un terme africain qui signifie : Je te vois, je t’accueille, je t’accepte tel que tu es, explique Taïdes Lomon. Ma mission, c’est d’aider chacun à faire ressortir ses qualités et compétences, sans jugement. J’accompagne aussi bien des professionnels, que des personnes en situation de handicap pour qu’elles soient dans les meilleures conditions au sein d’une entreprise, ou des jeunes éloignés du monde du travail. »
Avec Pierre-Claude Louis, fondateur de Papa Ewo, Taïdes Lomon veut créer un espace convivial, apaisant, empreint de bienveillance, pour libérer la parole des pères.
Une œuvre salutaire

« Nous avons pensé cet événement comme un groupe de parole pour les papas avec leurs enfants, pour qu’ils se retrouvent, pour leur redire dans les yeux qu’ils les aiment et qu’ils profitent de ce moment, sans pression, sans téléphone, juste entre papas et enfants », précise Taïdes Lomon.
La Fête des pères, dimanche 21 juin, offre une occasion idéale pour cette re.construction des liens. Une œuvre salutaire dans nos sociétés où la parentalité masculine tarde à trouver sa place. L’expression des sentiments – particulièrement ceux des pères – se confond avec le silence…
« Dans une société matrifocale comme la nôtre, le rôle du papa est parfois minimisé, poursuit Taïdes Lomon. On a souvent l’image du père géniteur, absent…, qui n’est pas toujours vraie. Nous n’avons pas été éduqués dans une société où le père dit : « Je t’aime » à son enfant. Dans sa construction, l’enfant a besoin de cette reconnaissance, de cette estime de soi. Il doit savoir que son père reconnait sa valeur. Exprimer son affection à son enfant est important pour qu’il ait confiance en lui. Autrefois, plutôt que de dire Je t’aime, les pères se démenaient au travail pour subvenir aux besoins de leur famille. Or, l’enfant a besoin de l’entendre, et le père a besoin de le dire pour reprendre sa place de papa. »
Pour ce premier rendez-vous que les organisateurs ont voulu « intimiste » et « qualitatif », des jeux en binôme sont prévus (activités ludiques, défis…), ainsi qu’un atelier Parentalité. Déjeuner, goûter, cadeaux et souvenirs seront proposés aux participants qui repartiront le cœur léger.
Cécilia Larney
Goyave, Jardin d’eau. Dimanche 21 juin, de 9 h 30 à 16 h 30. Réservations : +0590 690 38 73 04 – +33 783 62 23 79.

























