Le ministère de la Justice recrute plus de 150 postes d’éducateurs pour la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Les inscriptions au concours sont ouvertes jusqu’au 10 juillet 2026.
Les éducateurs pour la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ont pour mission « d’accompagner et protéger les mineurs et jeunes majeurs faisant l’objet d’une décision de justice, lorsqu’ils sont en danger ou lorsqu’ils ont commis une infraction. »
Les éducateurs de la PJJ assurent le suivi et la prise en charge des mineurs qui leur sont confiés sur décision judiciaire, dans des établissements de placements et services de milieu ouvert.
Ils peuvent également être chargés du suivi éducatif des mineurs détenus en quartiers pour mineurs ou en établissements pénitentiaires pour mineurs.
Insertion professionnelle et lutte contre la récidive
Les éducateurs exercent au sein d’une équipe pluridisciplinaire composée de professeurs techniques, de psychologues, d’infirmiers, d’assistants de service social ou encore de cadres éducatifs. Ils évaluent collectivement la situation du mineur et construisent un projet éducatif individualisé afin de le protéger, de favoriser son insertion scolaire ou professionnelle et de lutter contre la récidive. Ils mettent en oeuvre la décision judiciaire et, tout au long du parcours du jeune, rendent compte au magistrat de son évolution.
En soutien à l’autorité parentale
Être éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, c’est exercer une grande diversité de missions et de fonctions.
Au tribunal, l’éducateur a une mission d’aide à la décision du magistrat et rencontre le jeune avant son passage devant le juge des enfants. Il évalue la situation et propose un suivi éducatif adapté.
Dans les structures et les établissements de la PJJ, il met en oeuvre et accompagne les peines ou mesures éducatives décidées par le magistrat. Il agit soit dans le milieu de vie habituel des jeunes, soit dans les lieux de placement de la protection judiciaire de la jeunesse : en foyer, en centre éducatif renforcé ou centre éducatif fermé, ou en détention. Il travaille en lien avec la famille du mineur, dans une démarche de soutien à l’autorité parentale.
L’éducateur intervient également dans les procédures civiles pour évaluer la situation du jeune et apporter un éclairage au juge des enfants afin qu’il prenne les décisions adaptées, notamment en cas de situation de danger pour le mineur.
Une fois en poste, les professionnels peuvent bénéficier de nombreuses perspectives d’évolution (cadre éducatif, directeur de service, encadrement d’équipes…) et de mobilité géographique.
Pour en savoir plus : La Justice recrute
Qui peut candidater ?
Tous les titulaires d’un diplôme de niveau bac +3 minimum peuvent se présenter au concours.
La protection judiciaire de la jeunesse recherche des femmes et des hommes dotés « d’une fibre sociale, d’un sens de l’initiative, d’empathie et d’analyse. Confrontés parfois à des situations difficiles, les éducateurs doivent se montrer persévérants et savoir être à l’écoute des autres, tout en restant fermes dans leurs décisions. »
À l’issue du concours, les futurs éducatrices et éducateurs bénéficient d’une formation rémunérée pendant 18 mois (environ 1 806 € nets) à l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse à Roubaix.
- Les inscriptions au concours sont ouvertes jusqu’au 10 juillet 2026.
- Les épreuves écrites auront lieu le 3 septembre 2026.
- Les épreuves orales d’admission se dérouleront du 4 au 8 janvier 2027.
- La rentrée de la nouvelle promotion à l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ) à Roubaix aura lieu le 1er mars 2027.























