Le changement climatique exacerbe à la fois la rareté de l’eau et les risques liés à l’eau (tels que les inondations et les sécheresses), car la hausse des températures perturbe les régimes de précipitations et l’ensemble du cycle de l’eau.
Il existe un lien indissociable entre l’eau et les changements climatiques. Les changements climatiques ont des répercussions complexes sur l’eau dans le monde. Qu’il s’agisse de l’imprévisibilité des précipitations, du rétrécissement des calottes glaciaires, de l’élévation du niveau de la mer, des inondations ou des sécheresses, la plupart des conséquences des changements climatiques sont liées à l’eau.
Les changements climatiques aggravent à la fois la pénurie d’eau et les risques liés à l’eau (tels que les inondations et les sécheresses), car la hausse des températures perturbe le régime des précipitations et l’ensemble du cycle de l’eau.
Pénurie d’eau
- Aujourd’hui, environ deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable et près de la moitié de la population mondiale connaît de graves pénuries d’eau pendant au moins une partie de l’année
- Seul 0,5 % de l’eau sur Terre est douce, utilisable et disponible – une ressource que les changements climatiques mettent dangereusement en péril. Au cours des vingt dernières années, le stockage de l’eau terrestre – à travers l’humidité du sol, la neige et la glace – a reculé d’un centimètre par an, ce qui a des conséquences majeures pour la sécurité de l’approvisionnement en eau.
- Les réserves d’eau stockées dans les glaciers et la couverture neigeuse devraient continuer à diminuer au cours du siècle, ce qui entraînera une réduction de la disponibilité de l’eau pendant les périodes chaudes et sèches dans les régions alimentées par les eaux de fonte des principales chaînes de montagnes, où vit actuellement plus d’un sixième de la population mondiale.
- L’élévation du niveau de la mer devrait étendre la salinisation des eaux souterraines, réduisant ainsi la disponibilité de l’eau douce pour les besoins humains et les écosystèmes des zones côtières.
- En limitant le réchauffement de la planète à 1,5 °C, plutôt qu’à 2 °C, on réduirait approximativement de moitié la proportion de la population mondiale qui subira des pénuries d’eau, bien qu’il existe une variabilité considérable entre les régions.
- La qualité de l’eau est également affectée par les changements climatiques, car la hausse de la température de l’eau et la fréquence accrue des inondations et des sécheresses vont exacerber de nombreuses formes de pollution de l’eau – des sédiments aux agents pathogènes et aux pesticides.
- Les changements climatiques, la croissance démographique et la raréfaction de l’eau exerceront une pression sur l’approvisionnement en denrées alimentaires.
- En effet, la majeure partie de l’eau douce utilisée, environ 70 % en moyenne, est orientée vers la production agricole (il faut entre 2 000 et 5 000 litres d’eau pour produire la nourriture quotidienne d’une personne).
- Les changements climatiques ont augmenté la probabilité et la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les inondations.
- L’augmentation des températures mondiales accroît la quantité d’humidité que peut contenir l’atmosphère, ce qui entraîne une multiplication des tempêtes et des fortes pluies, mais aussi, paradoxalement, des périodes de sécheresse plus intenses, car l’eau s’évapore davantage des terres et les schémas météorologiques mondiaux changent.
- Chaque degré supplémentaire de réchauffement de la planète accroîtrait encore les risques de sécheresse et d’inondation, ainsi que les dommages sociétaux qui en découlent.
- La fréquence des épisodes de fortes précipitations augmentera très probablement dans la plupart des régions au cours du XXIe siècle, avec davantage d’inondations d’origine pluviale. Dans le même temps, la proportion de terres soumises à une sécheresse extrême à un moment donné devrait également connaître une hausse.
- Les catastrophes liées à l’eau ont dominé la liste des catastrophes au cours des 50 dernières années et représentent 70 % de tous les décès liés aux catastrophes naturelles.
- Depuis 2000, les catastrophes liées aux inondations ont augmenté de 134 % par rapport aux deux décennies précédentes. L’Asie a enregistré la plupart des décès et des pertes économiques liés aux inondations.
- Le nombre et la durée des sécheresses ont également augmenté de 29 % au cours de cette même période. La plupart des décès liés à la sécheresse se sont produits en Afrique.
Source : ONU

























