Six auteurs d’infractions dans les massifs forestiers ont été identifiés et sanctionnés. Des sanctions financières de 150 à 1 300 euros leur ont été infligées.
À la suite des opérations de surveillance et des investigations menées par les agents de l’ONF, six auteurs d’infractions ont été identifiés et verbalisés pour dépôt illégal de déchets en forêt. Les sanctions prononcées vont de 150 à 1 300 euros d’amende, avec, pour la majorité des contrevenants, l’obligation d’effectuer un stage de citoyenneté.
Ces six auteurs de dépôts illégaux de déchets en forêt étaient des particuliers et des professionnels. L’identification et l’enquête menées par les agents de l’Office national des forêts s’inscrivent dans le cadre des missions de police de l’environnement de l’ONF.
Ces actions répondent à « une priorité clairement affirmée par le procureur de la République du tribunal judiciaire de Fort-de-France, lors du Comité opérationnel de lutte contre la délinquance environnementale (COLDEN) organisé au début de l’année 2026. »
Les sites remis en état par les contrevenants
Menées sous la direction du parquet, les investigations ont permis de constater plusieurs infractions et d’en identifier les responsables. Les sites concernés ont depuis été remis en état par les personnes mises en cause. Les infractions relevées concernent principalement des dépôts de déchets verts ainsi que de déchets issus du secteur de la construction, transportés et abandonnés en forêt à l’aide de véhicules.
L’Office national des forêts de Martinique poursuit sa mobilisation contre les dépôts illégaux de déchets dans les massifs forestiers dont il assure la gestion. Par ses actions de surveillance et de police de l’environnement, l’ONF contribue à préserver les milieux naturels et rappelle que l’abandon de déchets en forêt constitue une infraction susceptible de faire l’objet de sanctions.
D’autres dossiers, notamment liés à des activités professionnelles, font actuellement l’objet de procédures en cours. L’ONF se réserve par ailleurs le droit de demander des dommages et intérêts afin d’obtenir réparation des préjudices subis. Lorsque les faits sont commis par une entreprise productrice ou détentrice de déchets, ils peuvent être qualifiés de délit au regard du Code de l’environnement. Dans ce cas, les sanctions encourues peuvent atteindre jusqu’à 750 000 euros d’amende.


Des espaces naturels fragiles à préserver
Les forêts concernées par ces infractions sont des espaces naturels sensibles, ouverts au public et essentiels à la préservation de la biodiversité martiniquaise.
En forêt domaniale des Pitons du Carbet, des déchets ont notamment été abandonnés à proximité d’une aire d’accueil du public, privant les usagers de la pleine jouissance de ce site naturel remarquable. Ce massif constitue par ailleurs un réservoir majeur de biodiversité. Les dépôts de déchets verts peuvent notamment favoriser la dissémination d’espèces exotiques envahissantes, représentant une menace pour les écosystèmes locaux.
L’ONF rappelle également que la majeure partie de l’eau potable consommée en Martinique provient des bassins versants forestiers. Toute pollution de ces milieux naturels est donc susceptible d’altérer durablement la qualité de la ressource en eau.
Les forêts domaniales du littoral, elles aussi soumises à de fortes pressions humaines, sont régulièrement confrontées à ces comportements irresponsables.
La gestion des dépôts sauvages engendre des coûts importants pour l’ONF et mobilise fortement les équipes. « Dans un contexte où les forêts martiniquaises font déjà face à de nombreuses pressions, ces incivilités constituent une menace supplémentaire pour les écosystèmes forestiers. »
L’Office national des forêts entend poursuivre sa politique de contrôle et de verbalisation, tout en renforçant ses actions de sensibilisation auprès du public afin de prévenir ces comportements et de préserver durablement le patrimoine naturel martiniquais.
« La protection de la forêt est l’affaire de tous. Chaque citoyen peut contribuer à sa préservation en adoptant des comportements responsables et en signalant les atteintes à l’environnement », rappelle l’ONF.
























