Politique. Baisse de la LBU : le logement social fortement impacté

La sénatrice Marie-Laure Phinéra-Horth exprime sa vive inquiétude face à l’annonce d’une diminution des crédits de la Ligne Budgétaire Unique (LBU), principal levier de financement du logement et de l’amélioration de l’habitat en Outre-mer.

Dans un territoire confronté à une croissance démographique soutenue et à une pression constante sur le logement, cette perspective suscite de fortes préoccupations chez les bailleurs sociaux de Guyane. Les niveaux envisagés pourraient traduire une baisse très significative des moyens alloués, remettant en cause les efforts engagés ces dernières années pour répondre aux besoins des populations guyanaises.

Cette baisse de 60 % par rapport à l’année dernière (contre 40 % pour la Martinique et la Guadeloupe) ramène la Guyane à son niveau de 2015, soit deux ans avant la crise sociale de 2017.

Pour la sénatrice Phinéra-Horth, cette diminution aurait des conséquences économiques et sociales majeures pour la Guyane.

Le secteur du BTP, fortement dépendant de la commande publique, pourrait être durement impacté, avec un risque élevé de pertes d’emplois directs et indirects et un ralentissement immédiat de l’activité.

A terme, il ne serait pas en mesure de produire les 250 logements annuels indispensables au territoire.

Pour rappel, la Guyane se caractérise par une demande de logements sociaux en constante augmentation, un déficit structurel persistant, la présence trop importante d’habitats informels ou insalubres ainsi que des besoins croissants liés à la jeunesse de la population et à l’évolution des structures familiales.

La LBU constitue un outil indispensable pour lutter contre l’habitat indigne, soutenir la production de logements sociaux, accompagner la résorption de l’habitat informel et améliorer concrètement les conditions de vie des habitants.

Face à ces enjeux, la sénatrice Marie-Laure Phinéra-Horth appelle solennellement l’État à maintenir les crédits de la LBU à la hauteur des besoins, à garantir une visibilité pluriannuelle indispensable à la planification des projets et à prendre pleinement en compte les spécificités et l’urgence des situations ultramarines, notamment en Guyane.

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