Opinion. Coupures en Guyane : les entreprises meurent en silence

CARINE SINAI BOSSOU*

Pas d’eau. Pas de courant. Pas d’entreprise. Depuis lundi, des milliers d’entreprises guyanaises sont à l’arrêt.

Sans électricité, pas de caisse enregistreuse. Sans eau, pas de cuisine, pas de chantier, pas d’atelier.

Des commerces ferment leurs portes. Des artisans perdent des journées entières de travail. Des restaurateurs jetent leur stock.

L’économie guyanaise est en plein élan. 3 966 créations en un an, c’est la preuve que ce territoire a de l’énergie et de l’ambition. Mais cet élan est fragile. Une semaine sans eau ni électricité, ce n’est pas un ralentissement. Pour beaucoup d’entreprises, c’est un point de non-retour.

La CCI Guyane ne se prononce pas sur le conflit en cours. Mais elle porte un message clair : l’eau et l’électricité sont les conditions minimales pour qu’une économie vive. Quand elles manquent, ce sont des emplois, des familles, des projets de vie qui s’effondrent.

Nous demandons que des mesures d’urgence soient activées pour les entreprises impactées : report de charges, soutien de trésorerie, accompagnement.

Parce que des entreprises qui ferment cette semaine ne rouvriront pas la semaine prochaine.

La CCI Guyane se tient à disposition et écoute pour toutes actions de soutien à nos entreprises et en particulier les plus fragiles !

On ne bâtit pas un pays en coupant le courant à ceux qui le construisent.

*Présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Guyane

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