Si le ministère de l’Économie et des Finances a initié lundi 25 mai des discussions avec le Conseil électoral provisoire sur le budget, l’institution électorale est toujours en attente de la décision de l’exécutif sur le décret électoral.
Des sources au CEP ont confié au Nouvelliste que le gouvernement n’a encore réalisé aucune rencontre avec eux sur le projet de décret…
Pour le moment, nos sources au Conseil électoral ne reconnaissent l’existence que du projet de décret électoral soumis à l’exécutif il y a un peu plus d’un mois. Depuis le week-end écoulé, une autre proposition de décret électoral attribuée à l’exécutif circule sur les réseaux sociaux.
« Nous avions officiellement transmis le projet de décret électoral au gouvernement il y a un mois. Depuis, nous n’avions eu aucun retour sur le document. Si l’exécutif a des objections ou des modifications à apporter dans le projet de décret, il le fera officiellement aussi. Mais jusqu’ici, le CEP n’a eu aucun échange avec le gouvernement en ce sens », a expliqué au Nouvelliste un conseiller électoral.
Ce conseiller électoral souligne que sans ce cadre légal, le CEP ne peut pas finaliser le calendrier électoral…
Cependant, a souligné notre source au CEP, il y a des avancées sur la proposition de budget électoral. « Ce lundi (NDLR : lundi 25 mai 2026), nous avons eu une rencontre avec le ministère de l’Économie et des Finances sur le budget. Nous allons voir les prévisions de toutes les rubriques », a confié au journal ce conseiller électoral.
« On a eu une rencontre sur plusieurs points dont le budget des opérations électorales. On s’est entendus pour continuer les échanges », confirme un autre conseiller électoral contacté par Le Nouvelliste.
Il est prévu la formation d’une commission composée des membres du ministère de l’Économie et des Finances et du CEP pour travailler sur le budget.
Le budget sera-t-il revu à la baisse à nouveau ? À cette question du journal, notre source au CEP a souligné : « On n’en n’est pas encore là… »
Le conseiller électoral a rappelé la particularité des prochaines élections comparativement à celles de 2015 et 2016. Il a souligné que le budget doit prendre en compte tous les appuis des partenaires internationaux en 2016 qui n’existent plus aujourd’hui. Il a cité à titre d’exemple des appuis de la MINUSTAH, de l’USAID, les déplacements des conseillers électoraux dans les régions avec les prix du carburant qui ont considérablement augmenté en 10 ans…
L’inscription des électeurs que le CEP n’avait pas fait en 2016, a-t-il ajouté, a des coûts aussi dans le budget. « Nous prévoyons aussi de donner la possibilité à nos compatriotes de la diaspora de voter, ce qui n’existait pas en 2016. Cela a aussi des coûts. Le CEP a ajouté également des bureaux de tabulations de votes dans les départements, a souligné notre source.
Dans un premier temps, le CEP avait soumis un budget électoral de 250 millions de dollars au gouvernement. Le Premier ministre l’avait qualité d’inacceptable. Alix Didier Fils-Aimé n’était pas non plus satisfait de la deuxième proposition de budget de 225 millions de dollars de l’institution électorale.
Les discussions entamées lundi entre le ministère de l’Économie et des Finances et l’institution électorale devraient permettre de revoir à la baisse le budget des élections.
Source : Le Nouvelliste

























