La pièce mise en scène par Sirine Achkar évoque l’enfermement dans tous ses états : celui de l’esprit, du corps, la déconnexion du corps de l’esprit.
Sur scène, quatre hommes. Ils n’ont rien en commun, si ce n’est d’être en prison. Dépassés par les circonstances, dépassés par leur vie, dépassés par le temps, les personnages de la pièce – aux profils très variés – se retrouvent liés par l’espace froid et austère de la prison. Ils sont liés par le vide de leurs nuits respectives et le manque : celui de la famille, celui de l’autre, le manque de perspectives aussi.
Inadaptés, pièce mise en scène par Sirine Achkar, évoque l’univers carcéral, et plus particulièrement, les aspects de l’enfermement dans tous ses états : celui de l’esprit, du corps, celui de la déconnexion du corps de l’esprit.
Un désir de liberté
L’ailleurs est devenu leur fantasme. Le dehors, cet espace imaginaire et imagé, souvent sublimé, est devenu la raison pour laquelle ils espèrent…
Née dans un village du Mont Liban, Sirine Achkar a eu une enfance marquée par la perte précoce de son père, et la guerre civile libanaise. Élevées par sa mère, veuve à 34 ans, sa sœur et elle ont dû faire face aux défis d’une société patriarcale qui impose aux veuves de rester seules à vie. Sa scolarité, entre une éducation catholique stricte et les enseignements progressistes de sa mère, a renforcé son désir de liberté.
Basse-Terre, auditorium Jérôme-Cléry. Jeudi 28 mai, à 19 heures. Billetterie : https://bit.ly/3Pmw0kx.
























