Haïti. Une commission prend les rênes de la Direction de l’Immigration et de Émigration

Une commission de trois membres a été officiellement installée à la tête de la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE), après le scandale d’émission de « vrais-faux » passeports à des étrangers au cours duquel l’ex-directeur de l’institution, Antoine Jean Simon Fénélon, ainsi que neuf autres cadres ont été arrêtés puis libérés.

Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT), sans préciser la durée du mandat des commissaires, en a informé les Centres de Réception et de Livraison de Documents d’Identité (CRLDI) dans une note en date du mercredi 15 avril 2026, portant la signature du ministre Paul Antoine Bien-Aimé.

« Cette Commission installée à la tête de la DIE, en date du 6 avril 2026, est composée de Fednel Zidor, coordonnateur, James-Stanley Pierre et Jacques Edouard Dessejour Lapierre, membres », informe le MICT dans la note dont le journal a obtenu une copie.

Ce triumvirat est investi d’une double mission : assurer la continuité opérationnelle de la DIE dans l’immédiat, et engager le chantier plus vaste de sa restructuration institutionnelle. « Le MICT informe les Centres de Réception et de Livraison de Documents d’Identité (CRLDI) que, suite à la décision du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, en date du 30 mars 2026, une commission a été formée dans le but de prendre en charge et de restructurer la Direction de l’Immigration et de l’Emigration (DIE) », soutient la note.

L’installation de cette commission n’aurait pas eu lieu sans le scandale qui l’a précédée. Le directeur de la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE), Antoine Jean Simon Fénélon et neuf autres cadres de l’institution, ont été interpellés ce lundi 23 mars lors d’une opération menée par des agents de la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ).

Le ministère de l’Intérieur aurait joué un rôle clé dans le déclenchement de cette affaire, en alertant les autorités judiciaires et en mettant en place une opération d’infiltration destinée à piéger les présumés fraudeurs.

Dans le cadre de ce stratagème, une personne aurait été mandatée et financée pour effectuer une demande de passeport en ne fournissant que sa photo. La démarche, volontairement irrégulière, visait à tester le système et à confondre les individus impliqués.

Les premières vérifications révèlent que les numéros d’identification fiscale (NIF) associés à certains de ces passeports ne correspondent pas aux véritables demandeurs, renforçant ainsi les soupçons de fraude.

Quelques jours plus tard, le vendredi 27 mars 2026, Antoine Jean Simon Fénélon, ainsi que neuf autres cadres de l’institution, ont été libérés, à l’issue de leur audition au parquet de Port-au-Prince.

Le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Jean Fritz Patterson Dorval, avait confirmé pour Le Nouvelliste la remise en liberté de ces 10 personnes indexées, tout en annonçant avoir émis une mesure d’interdiction de départ à leur encontre. 

Source : Le Nouvelliste

Lien : https://lenouvelliste.com/article/266391/une-commission-prend-les-renes-de-la-direction-de-limmigration-et-de-emigration

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