Opinion. Le vrai colonialisme à abattre en 2026 ce n’est pas celui de Paris

PAR DOMINIQUE THÉOPHILE*

Je veux marteler ceci.

Quand une étude vient de Paris, certains s’aplatissent. Argent comptant. C’est la Science. Amen.

Mais quand nos compatriotes de Guadeloupe ouvrent la bouche, eux qui ont fait les mêmes études, parfois majors, là ça discute.
Là on chipote. Là on disqualifie. Leur analyse ne vaut rien.

Exemple : l’évolution institutionnelle.

  • Des universitaires guadeloupéens y ont bossé des années. Analyses rigoureuses. Ils ont éclairé et validé les choix des élus.
  • Résultat ? Mépris. Parce que c’est d’ici.

Alors oui, certains frustrés persistent. Pourquoi ?
Ils traînent chez eux des vestiges de l’esclavage : le réflexe du colonisé.
Une vérité n’existe que si Paris la bénit.
Un Guadeloupéen ne peut pas penser. Il doit être pensé.

Soyons clairs : nos étudiants et universitaires guadeloupéens ne sont pas pires que les autres. Mêmes concours. Mêmes diplômes. Mêmes emmerdes.
La seule différence ? Ils ont choisi de servir ici, pas de commenter de loin.

Si un institut parisien sortait le même sondage sur nous, ces donneurs de leçons fermeraient leur « G » dans la seconde.
Ils hurleraient au racisme.
Mais venant d’ici, de nos têtes, ils crachent dessus. Ils l’enterrent.

Hypocrites.

Le vrai colonialisme à abattre en 2026, ce n’est pas celui de Paris. C’est celui qu’ils trimballent dans leur crâne : mépriser sa propre intelligence, insulter ses propres élites, cracher sur sa propre terre.

Ça suffit.

*Sénateur – Vice-président du Sénat (H)

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp
Email

Actualité

Politique

Economie

CULTURE

LES BONS PLANS​