1er-Mai : l’employeur peut-il faire travailler ses salariés ?

À l’approche du 1er mai, il est essentiel de connaître les règles applicables en entreprise ce jour-là.

Le code du travail pose des dispositions relatives aux jours fériés. Néanmoins, des règles spécifiques s’appliquent pour la journée du 1er mai.

Le 1er mai est une journée obligatoirement chômée. Elle ne peut pas engendrer de réduction de salaire. Ainsi, les salariés payés à l’heure, à la journée ou au rendement ont droit à une indemnité équivalente au salaire qu’ils auraient perçu. Cette indemnité est versée par l’employeur.

Exception pour les établissements et services dont la continuité est indispensable

Le 1er mai, l’obligation de ne pas travailler ne s’applique pas aux établissements et services pour lesquels la continuité de l’activité est indispensable (hôpitaux, transports publics…).

Le salarié qui travaille le 1er mai bénéficie d’un doublement de sa rémunération habituelle. En effet, l’employeur doit lui verser son salaire ainsi qu’une indemnité égale à ce salaire.

Le 17 avril, le Premier ministre a annoncé « son intention de présenter un projet de loi visant à autoriser l’ouverture des boulangers-pâtissiers artisanaux et des artisans fleuristes le 1er mai ». Sous réserve de son adoption, cette mesure entrerait donc en vigueur à compter du 1er mai 2027.

Faire évoluer la loi pour les artisans

En effet, compte tenu de leur situation particulière, le gouvernement a décidé de sécuriser l’activité des boulangers-pâtissiers artisanaux, indispensables à la continuité de la vie sociale, et des artisans fleuristes dont l’activité est traditionnellement associée au 1er mai. Conformément aux engagements pris devant les organisations syndicales représentatives au niveau interprofessionnel, il indiquera que, dans les conditions définies par accord des partenaires sociaux de branche, les boulangers-pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes pourront occuper des salariés le 1er mai.

Seuls les salariés volontaires ayant donné leur accord par écrit à leur employeur pourront travailler ce jour-là, et seront payés double conformément à la loi. Les représentants de ces professions se sont engagés à ouvrir des négociations à brève échéance. Il appartiendra ensuite au Parlement de voter ce projet de loi qui sécurisera définitivement ces accords.

S’agissant du 1er mai 2026, le gouvernement appelle toutes les parties prenantes « au pragmatisme et à la modération pour permettre un fonctionnement apaisé des boulangeries-pâtisseries et des fleuristes artisanaux ce jour-là ».

Les services de l’Etat recevront des instructions pour que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 dans les règles fixées par la future loi. Le gouvernement entend mettre en œuvre son engagement à soutenir les boulangers-pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes, en apportant « un cadre juridique clair et sécurisé à leur activité. »

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