Guadeloupe. Le Département ouvre le 2e colloque « Réparer la mémoire » 

Le Conseil départemental a ouvert le second colloque « Réparer la mémoire » jeudi 28 mai à l’habitation La Mahaudière à Campèche Anse-Bertrand.

Ce colloque a été lancé afin d’ouvrir la discussion à propos de projets d’aménagements de cinq sites qui ont connu le crime de l’esclavage. Les sites ont été choisis pour ces projets d’aménagements afin de lancer une revalorisation de ces sites historiques par plusieurs moyens, notamment la production d’événements culturels et artistiques. Le colloque sera suivi de deux soirs de spectacles impliquant plus de 80 artistes. 

L’habitation La Mahaudière, l’un des cinq sites choisis par le Conseil départemental, accueille le second colloque « Réparer la mémoire ». Plusieurs cabinets d’études d’experts divers (scénographie, urbanisme, histoire) ainsi que des spécialistes de l’environnement vont présenter leurs recherches sur les cinq sites afin de créer une discussion ouverte au public. C’est au sujet des projets d’aménagements qu’ils proposeront au Conseil départemental en se basant sur les différentes études effectuées.

« Nous avons contacté ces cabinets afin qu’ils révèlent la valeur de ces lieux. La valeur mémorielle, écologique, historique, urbaine… A partir de ces valeurs, nous souhaitons qu’ils nous remettent des intentions d’aménagement », explique Jean-Luc Romana, coordinateur du colloque. 

Jean Luc Romana :

En tout cinq sites ont été choisis pour ce projet en raison de leur histoire en rapport avec le crime de l’esclavage. L’habitation la Mahaudière est rejointe par le site de l’anse Sainte-Marguerite qui est également un lieu de sépulture, le village servile à Port-Louis et le site du canal des Rotours, qui est un canal de près de trois kilomètres fait à main d’hommes qui date du 19e siècle.

Sur tous ces sites, les experts ont effectué des études diverses afin d’aboutir à des projets d’aménagement. Le colloque se poursuit dans la journée de ce vendredi et sera suivi de deux soirées de spectacles inédites sur l’habitation. 

« Nous avons voulu aller plus loin, en donnant un exemple de valorisation avec un spectacle mémoriel. Ce spectacle va raconter l’histoire de Lucille, esclave de l’habitation La Mahaudière. Le spectacle revient sur sa vie et ses 22 mois de cachot au sein de l’habitation.
L’objectif est de montrer qu’un lieu rénové peut permettre de produire un spectacle d’exception dans le cadre de ce devoir de mémoire »,
poursuit Jean-Luc Romana. En tout, ce sont plus de 80 artistes qui se produiront durant ce spectacle unique, qui mélangera le travail de musiciens de chanteurs, danseurs, chorégraphes, une restitution de photographes ainsi qu’un travail d’immersion numérique unique effectué par David Gums. 

Tafari Tirolien 

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