Martinique. « Une économie stabilisée, mais sans nouveau souffle », selon l’IEDOM

L’Institut d’émission des départements d’Outre-mer (IEDOM) de Martinique a dressé le bilan de l’année 2025 et présenté les perspectives pour 2026.

Selon l’IEDOM de Martinique, l’activité des entreprises s’est progressivement redressée au cours de l’année, mais sans véritablement laisser présager qu’elle évolue dans une zone de croissance. En effet, selon les chefs d’entreprise interrogés dans l’enquête de conjoncture, la variation annuelle du chiffre d’affaires du secteur marchand serait nulle (valeur médiane). Le marché de l’emploi est en berne et semble encore porter les stigmates de la fin d’année 2024. Les investissements évoluent sans réelle dynamique, alors que la consommation des ménages se maintient, soutenue par une baisse de l’inflation et des coûts de financement.

Timide amélioration de l’indicateur du climat des affaires

Après une fin d’année 2024 marquée par des mouvements sociaux, l’économie martiniquaise a amorcé un redressement progressif, avec un indicateur du climat des affaires (ICA) qui est repassé au-dessus de sa moyenne de longue période en début d’année. Ce retour à l’équilibre s’est ensuite consolidé sur l’année, sans pour autant qu’un véritable élan ne semble se dessiner, dans un contexte où l’incertitude est toujours prégnante pour les chefs d’entreprise.

La situation des secteurs d’activité reste contrastée, le secteur primaire et le BTP sont toujours fragilisés, tandis que le tourisme est porté par le dynamisme de l’activité croisière. Le niveau de défaillances des entreprises martiniquaises, en hausse tendancielle, constitue un point de vigilance.

Un nouvel élan à insuffler en 2026

Face à la persistance des incertitudes économiques, sociales et dans un contexte de déclin démographique, la Martinique est appelée à engager une transformation durable et structurante de son modèle de développement. Cette ambition ne peut se limiter à une relance conjoncturelle : elle implique la modernisation en profondeur des secteurs clés, l’accélération résolue de la transition écologique et énergétique. La réussite de cette trajectoire repose sur une capacité collective à structurer les filières émergentes, à concentrer l’investissement productif et à accompagner les entreprises vers une montée en gamme durable.

Cette transformation ne pourra toutefois aboutir sans un recours accru à l’intelligence collective. Selon l’IEDOM, la soutenabilité de ce nouveau modèle repose sur sa capacité à préserver et renforcer la cohésion sociale.

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