Dans le cadre du projet BioSPACE, l’île de la Dominique bénéficie d’un programme financé par l’Union Européenne pour la construction de petites zones humides filtrantes et l’installation de fosses septiques à Soufrière.
La protection de la biodiversité marine impose de s’attaquer aux problèmes terrestres qui affectent directement les océans, notamment l’élimination et la gestion adéquates des eaux usées grises et noires. Les eaux grises proviennent des activités domestiques quotidiennes (douche, lessive, nettoyage), tandis que les eaux noires contiennent des déchets humains et des agents pathogènes nocifs nécessitant un traitement plus avancé.
La Commission de l’Organisation des États de la Caraïbe Orientale (OECO), en partenariat avec le gouvernement du Commonwealth de la Dominique et grâce au financement de l’Union européenne (UE), a officiellement lancé les travaux, début avril, pour la construction de petites zones humides filtrantes et l’installation de fosses septiques à Soufrière (Sauce), dans le cadre du projet BioSPACE.

Cette initiative, d’un coût d’environ 2,23 millions de dollars EC, marque une étape cruciale vers l’amélioration de la gestion des eaux usées, la réduction de la contamination environnementale et la sauvegarde des écosystèmes côtiers et marins qui soutiennent les moyens de subsistance, la pêche et le tourisme dans la communauté de Soufrière.
Un investissement pour l’avenir de la communauté
Lors de la cérémonie,Norma Cherry-Février, gestionnaire du projet BioSPACE, a souligné l’importance de cette initiative pour renforcer la conservation de la biodiversité et la résilience climatique au sein des États membres de l’OECO. Elle a précisé que le projet repose sur l’engagement communautaire ; les consultations menées en 2023 ont permis de définir tant la conception que l’approche de mise en œuvre.
« Cette initiative reflète notre engagement commun à protéger les écosystèmes qui font vivre nos communautés », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’amélioration du traitement des eaux usées bénéficiera directement aux ressources côtières et marines, vitales pour les économies locales.


« Cette mer… est notre joyau, c’est notre avenir, a souligné l’honorable Denise Charles-Pemberton, députée de Soufrière et ministre du Tourisme, des Transports internationaux et des Initiatives maritimes de la Dominique. Lorsque nos mers sont protégées, nos pêcheurs peuvent travailler, nos opérateurs touristiques peuvent prospérer et nos jeunes peuvent envisager un avenir ici, chez eux, au sein de l’économie bleue. »
Le projet décrit comme « un investissement transformateur pour l’avenir de la communauté » devrait permettre de réduire « considérablement » le flux d’eaux usées non traitées dans la baie de Soufrière, contribuant ainsi à préserver la biodiversité marine et à renforcer l’économie bleue locale.
Pour aller plus loin
Le projet utilise des solutions d’ingénierie environnementale, telles que des systèmes de lits filtrants et des processus de traitement biologique par les plantes, pour traiter naturellement les eaux avant qu’elles n’atteignent le littoral. Il comprend également l’inspection et la mise aux normes des systèmes septiques existants afin de réduire la pollution des cours d’eau.
La Dominica Solid Waste Management Corporation a collaboré avec l’équipe BioSPACE de l’OECO sur cette initiative et s’est également associée à la réserve marine de Soufrière Scott’s Head, au ministère de la Pêche et aux parties prenantes de la communauté, dont la collaboration continue est essentielle à la réussite du projet.


























