« C’est un moment historique que celui où le nouveau CHU de la Guadeloupe a accueilli les premiers patients », a souligné Guy Losbar, président du Conseil départemental, président du conseil de surveillance.
Avec le préfet de région Thierry Devimeux, le directeur général de l’ARS Philippe Luccioni-Michaux, le directeur général du CHU Eric Guyader, le premier adjoint au maire des Abymes Faber Michely, le Dr Bruno Jarriges, chef du Pôle risques et sécurité liés aux soins, le sous-préfet Jean-François Moniotte, le président Losbar a visité le premier service en activité, le centre d’imagerie IRM. Ary Chalus, président de Région, est arrivé plus tard, s’intégrant à la délégation. Pour rappel, la Région a créé le réseau routier autour du nouveau CHU.



La rue Caraïbe : 250 mètres de long !
Déambulation dans les accueils, couloirs, bureaux. Auparavant, les visiteurs ont parcouru la rue Caraïbe, 250 mètres de long, 12 mètres de large, recouverte d’une voile, toiture climatique — il fait frais dans cet espace —, axe qui relie les huit grands ensembles, sur deux à cinq étages, accessibles de plain-pied directement par les visiteurs.
Ce qui étonne ce sont les hauteurs de plafond, les couleurs, la lumière qui pénètre dans ces espaces.
Le centre IRM est bien équipé, tout comme les autres services : 150 millions d’euros de matériels médicaux de pointe.
Deux mois pour s’installer dans ces nouveaux locaux
Dès septembre, les services vont progressivement s’installer, deux mois sont prévus pour cela.
En attendant, les patients du centre IRM vont être accueillis progressivement. C’était 5 le premier jour, puis 10 le second, 20 le troisième, et puis une centaine quand le service sera rodé.
Les consultations extérieures vont débuter en fin de mois.
Guy Losbar, dans une courte allocution, a rappelé que le projet du nouveau CHU était dans les tuyaux depuis 2004 et que c’est « la communion de tout le monde, Etat, Région, Département, cap Excellence, la ville des Abymes, qui a permis d’activer le projet, le départ de l’ancien CHU étant acté il fallait créer cet outil structurant pour la Guadeloupe. »
Attirer des patients de la Caraïbe
Le président du Conseil de surveillance a listé les défis en cours : gérer les ressources humaines qui vont se déplacer de l’un à l’autre site, avec une mise en place progressive des services d’ici septembre ; gérer les équilibres financiers du nouvel établissement, sachant que l’Etat soutient l’établissement et qu’il faut envisager que celui-ci puisse assurer ses dépenses grâce à une gestion fine des services et l’attraction de patients de la Caraïbe et d’ailleurs.
« Ce CHU est fait pour l’ensemble de la Caraïbe, parce qu’il est le symbole de la créativité de la Guadeloupe et de la qualité de la médecine française. »

Philippe Luccioni-Michaux : « Nous avons visité un beau bâtiment, bourré de technologie. Il y a 150 millions d’euros d’équipements. C’est un bâtiment intelligent, conçu pour alléger les tâches du personnel. C’est un bâtiment éco-responsable. C’est un bâtiment qui, avec les équipes, apporte une qualité des soins renforcée. »
« Une qualité de prise en charge et de soins exceptionnelle »
« Ce CHU est le fruit d’une grosse attente, celle des Guadeloupéens, qui vont avoir une qualité de prise en charge et de soins exceptionnelle. Je pense que c’est un outil qui dépasse la Guadeloupe pour être utile aussi aux îles voisines. »
Troisième intervenant, le préfet Thierry Devimeux qui n’avait, a-t-il dit, que deux mots à lancer : « Bravo ! Fierté ! »
« Bravo aux architectes, pour ces espaces qui respirent la sérénité, avec une respiration, des couleurs, une lumière.
Bravo à la communauté médicale dans son ensemble qui a travaillé avec les architectes pour donner du sens aux bâtiments.
Bravo aux entreprises qui ont bien travaillé.
Bravo à l’accompagnement administratif des différents partenaires au projet. »
« Fierté pour cet outil de qualité pour les Guadeloupéens.
Fierté pour cet outil de rayonnement dans la Caraïbe.
Fierté pour améliorer ainsi les conditions de travail du personnel, ce qui permettra d’impulser des talents.
Fierté d’avoir sur le territoire un bel outil de gestion de crise. »
Pour ceux qui doutent : le nouveau CHU, a dit Eric Guyader, comportera cent lits de plus, passant de 460 à 560.























